Maus raconte l’histoire de Vladek Spiegelman, un survivant juif polonais de l’Holocauste, et de son fils Art, un dessinateur de bandes dessinées qui tente de comprendre l’histoire de son père. Le récit alterne entre les souvenirs de Vladek pendant la Seconde Guerre mondiale et les interactions contemporaines entre père et fils.
Maus est souvent salué pour son approche unique et poignante de l’Holocauste. En utilisant des animaux pour représenter différentes nationalités et groupes ethniques (les Juifs sont des souris, les Allemands des chats), Spiegelman parvient à aborder des sujets extrêmement lourds avec une certaine distance, tout en conservant une profonde humanité. Les critiques louent la capacité de Spiegelman à intégrer des éléments autobiographiques avec une narration historique, créant ainsi une œuvre à la fois personnelle et universelle. Le dessin en noir et blanc est apprécié pour sa simplicité et son efficacité, rendant chaque planche percutante et mémorable.
Ce chef-d’œuvre a été récompensé par le Fauve d’or au Festival d’Angoulême en 1988 et 1993, marquant un tournant dans la reconnaissance de la bande dessinée comme un médium capable de traiter des sujets sérieux et complexes. Maus est également notable pour avoir remporté le Prix Pulitzer en 1992, une première pour une bande dessinée, soulignant son fort impact culturel et littéraire.
Art Spiegelman (1948-) est un dessinateur et scénariste américain. Il est surtout connu pour Maus, mais a également travaillé sur d’autres projets comme Raw, une revue de bandes dessinées expérimentales. Art Spiegelman a marqué l’histoire de la BD par son approche innovante et son engagement à traiter des sujets difficiles avec sensibilité et profondeur.
Le synopsis du livre : l’histoire suit Franz Bauer, un habitant de la ville de Xhystos, qui est envoyé en mission pour enquêter sur la mystérieuse ville de Samaris. De nombreux envoyés précédents n’ont jamais réussi à revenir. Franz traverse divers moyens de transport pour atteindre Samaris, où il découvre une ville étrange avec des habitants au comportement répétitif et des structures architecturales incohérentes.
Les points clés
Découverte de la ville : Franz découvre que Samaris est une ville factice, composée de façades mécanisées et d’automates.
Retour à Xhystos : À son retour, Franz ne reconnaît plus sa propre ville et se rend compte que tout a changé, y compris les membres du conseil qui l’ont envoyé.
Thèmes : L’œuvre explore des thèmes de réalité et d’illusion, ainsi que la manipulation et la perception
Réception et impact
Les Murailles de Samaris a été bien accueillie pour son style artistique unique et son récit intrigant. Elle a posé les bases pour les volumes suivants de la série Les Cités Obscures, qui continuent d’explorer des mondes fantastiques avec des architectures distinctives. Cela reste une œuvre majeure de Schuiten. Il entre alors de plein pied dans le 9e art et y acquière ses titres de noblesse.
François Schuiten, né le 26 avril 1956 à Bruxelles, est un dessinateur de bande dessinée belge. Il est surtout connu pour la série Les Cités Obscures, qu’il a créée avec Benoît Peeters. On retrouve dans ses créations son attrait pour l'architecture et les structures urbaines très développées.
Benoît Peeters, né le 28 août 1956 à Paris, est un écrivain, scénariste et théoricien de la bande dessinée français. Diplômé en philosophie, il a collaboré avec François Schuiten sur Les Cités Obscures.
Le synopsis court : Dans "Tintin au Tibet", Tintin, accompagné de son fidèle chien Milou et de son ami le capitaine Haddock, part à la recherche de son ami Tchang, disparu dans un accident d'avion dans l'Himalaya. Convaincu que Tchang est toujours vivant, Tintin brave les dangers des montagnes enneigées et affronte des obstacles naturels et surnaturels pour le retrouver. Cette aventure est marquée par la détermination et l'amitié indéfectible de Tintin.
Tintin au Tibet" est souvent considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de Hergé. Ce tome se distingue par son ton plus sérieux et introspectif, contrastant avec les autres aventures de Tintin. Les critiques louent la profondeur émotionnelle de l'histoire et la beauté des illustrations, qui capturent parfaitement les paysages majestueux de l'Himalaya. L'absence d'antagoniste humain dans cette aventure met en avant les thèmes de l'amitié, de la persévérance et de la compassion. Les Caractéristiques techniques : publié en1960, chez Casterman. Le nombre de pages est de 62. Il suffit parfois de parcourir les pages et d’admirer la beauté des planches.
Georges Remi (Hergé) (1907-1983) était un auteur de bande dessinée belge, mondialement connu pour sa série "Les Aventures de Tintin". Hergé a commencé sa carrière en tant qu'illustrateur et a créé Tintin en 1929. Son style de dessin, connu sous le nom de "ligne claire", a influencé de nombreux artistes de bande dessinée. En plus de Tintin, Hergé a également travaillé sur d'autres séries comme "Quick et Flupke" et "Jo, Zette et Jocko". Sa contribution à la bande dessinée a été immense, et son œuvre continue d'inspirer des générations de lecteurs et de créateurs.
Synopsis de Dargaud : Astérix le Gaulois raconte les aventures d’Astérix, un petit guerrier gaulois doté d’une force surhumaine grâce à une potion magique préparée par le druide Panoramix. Avec son ami Obélix, il défend son village contre les envahisseurs romains.
Astérix le Gaulois est souvent salué pour son humour intemporel et ses personnages attachants. Les critiques louent la capacité de Goscinny à intégrer des références historiques avec une touche comique, tandis que le dessin d’Uderzo est apprécié pour sa clarté et son expressivité. Au-delà de cela il aura remis dans la lumière le passé historique de notre territoire bien avant l’avènement de l’INRAP et de l’archéologie moderne en France. Ce premier album pose les bases d’une série qui deviendra un pilier de la bande dessinée franco-belge. Date de publication en 1961 en 48 pages au format 22,5 x 29,5 cms. On prendra conscience pour l’occasion du travail sur les planches qui n’étaient pas faites à l’aide des outils numériques d’aides au dessin.
René Goscinny (1926-1977) était un scénariste de bande dessinée français, célèbre pour avoir co-créé Astérix, Lucky Luke et Iznogoud. Il a marqué l’histoire de la BD par son humour et son sens de la narration.
Albert Uderzo (1927-2020) était un dessinateur et scénariste de bande dessinée français. Il est surtout connu pour son travail sur Astérix, qu’il a co-créé avec Goscinny. Uderzo a également travaillé sur d’autres séries comme Oumpah-Pah et Tanguy et Laverdure.
« Lorsque le fils illégitime du prince Chivalry's est abandonné par un vieux fermier au frère dudit prince, la vie du garçon change à jamais. Rebaptisé « Fitz » par ses nouveaux gardiens, il est plongé dans les intrigues complexes des cours des Six Duchés. Mais un pouvoir s'éveille chez le jeune garçon, d'un genre nouveau. Quelque chose qu'il devra apprendre à contrôler, au risque de provoquer la chute du royaume. »
Très souvent les formes d’expression artistique se mêlent, se copient et s’influencent. Très souvent également elles cherchent à adapter les œuvres sans forcément pour cela que cela soit du plagiat. C’est une vision différente d’une histoire ou d’un scénario. C’est exactement cela qui s’opère dans ce travail. C’est une vision différente ou un angle autre proposé. C’est une possibilité aussi d’apprécier une idée de qualité et intéressante. On ne va pas goûter son plaisir.
Joy Houser est une auteure américaine spécialisée dans l’adaptation de livres pour des Comics. Sa carrière est maintenant longue et sa renommée fameuse. Elle a travaillé pour toutes les maisons réputées : Dark Horse, DC Comics, Marvel sans vouloir toutes les énumérer.
Ryan Kelly est un dessinateur américain de comics books. Il est connu pour son travail sur les titres "Lucifer" et "Local" avec le scénariste Brian Wood. En 1998 il est diplômé en art du Minneapolis College of Art and Design et commence à travailler avec son professeur, l'artiste Peter Gross, avec qui il sort les titres "The Books of Magic" et "Lucifer" pour Vertigo. Kelly enseigne à son tour l'art aux jeunes étudiants de Minneapolis et, en plus de la BD, réalise des illustrations pour divers magazines et participe à des expositions dans lesquelles il expose ses peintures.
« Remontez jusqu'à l'ère lointaine du Déluge, celle qu'évoquent à demi-mots tous les textes anciens de l'humanité... En ces temps de famine, Sans-Voix, un jeune singe orphelin, cherche à prouver sa valeur à son clan d'adoption en chassant le « longue-gueule », un vieil alligator blessé et vicieux. Manger ou être mangé : le cycle immuable de la nature. Mais en osant s'aventurer au coeur des terres interdites, celles des humains, Sans-Voix sera confronté au plus cruel des destins : voir les siens massacrés sous ses yeux avant d'être capturé puis dressé dans les arènes de l'Empire afin de devenir un « Dieu-Fauve », un guerrier sacré façonné pour la violence et l'art du combat. Mais ces longues années de souffrance auront surtout fait grandir en lui une brûlante obsession : se venger de ses bourreaux, quel qu'en soit le prix. »
Encore Dargaud… Deux à la suite. C’est une BD ambitieuse que celle-là. Déjà 112 pages on sort de la Franco-Belge classique. Le sujet aussi. C’est de l’action pure dans un cadre différent. Pas de l’héroïc Fantasy, du Western etc…Une sorte de conte philosophique un peu cruel. Des animaux sont les vrais héros de l’histoire. Le trait est fin et travaillé. Les planches sont disruptives dans leurs présentations. La colorisation est dans le même cadre. Intéressant. En bref on passe un bon moment.
Roger est né le 6 juillet 1977. Sa carrière débute en 1993. Il réalise plusieurs courtes BD humoristiques (scén.: A. García) pour le fanzine «GÑ» et, en 1994, il gagne le premier concours manga des éditions Norma qui publient dans leur revue manga «Otaku» plusieurs de ses histoires courtes (scén.: R. González). Pour les éditions Cameleon, il dessine dans le périodique «Sukube» (scén.: N. Peris) et produit «Hiromi» (scén.: A. García).
De 1999 à 2001, il signe 14 BD. Il réalise aussi des BD pour divers magazines érotiques américains, dont «Sizzle» (NBM). En 2002 et 2003, avec Raule aux scénarios, il publie «Hole'n'Virgin», «Amores muertos» et «Cabos sueltos» aux éditions Amaníaco. Présentée au Salon de la BD de Barcelone, cette dernière réalisation séduit le scénariste J.D. Morvan («Al Togo» - «Reality Show») qui la soumet à Dargaud. Naît au Festival d'Angoulême 2004, le projet du triptyque «Jazz Maynard». Le premier de ces 3 albums est sorti en juin 2007 ainsi qu'un one-shot en 2010. L'année 2015 annonce le retour de Jazz Maynard dans les contrées du Grand Nord.
Fabien Vehlmann est né le 30 janvier 1972 à Mont-de-Marsan. En 1996, le journal de Spirou' organise un concours d'écriture de scénarios. Il faut envoyer quatre pages, il en tartine quarante. Il reçoit une réponse mitigée – "Peut mieux faire". Après, tout s'enchaîne : il sort, avec Denis Bodart, l'album qui va le lancer, le premier de la série "Green Manor" (Dupuis, 2001), et rencontre Gwen de Bonneval à l'atelier des Vosges. Gwen a inventé deux bestioles en forme de lézard dont il ne sait pas trop quoi faire. Les deux auteurs s'associent, et voilà comment, en 2001, naît l'excellente série philosophico-humoristique "Samedi et Dimanche" (Dargaud, "Poisson Pilote").En 2002, Vehlmann s'attaque au "Marquis d'Anaon" (Dargaud). Pour Ralph Meyer, il scénarise ensuite "IAN" (Dargaud), sur le thème de l'intelligence artificielle. Dès 2004, Fabien Vehlmann reçoit le prix Jacques-Lob. Tout s’enchaine. En 2007, il travaille, avec le dessinateur Sean Phillips, sur le premier tome de la série "Sept" (Delcourt).En 2009, Vehlmann et Yoann deviennent les auteurs de la série culte "Spirou et Fantasio", succédant ainsi à Jean David Morvan et José-Luis Munuera. Un an plus tard sort le tome 51, "Alerte aux Zorkons" (Dupuis). En 2010, Vehlmann retrouve de Bonneval pour "Les Derniers Jours d'un immortel" (Futuropolis). Entre les nouveautés, il n'oublie pas ses séries : le tome 9 de "Seuls" (Dupuis) est sorti en 2015 ; et le 55e épisode de "Spirou et Fantasio (Dupuis)", en 2016. N'oublions pas, enfin, que Fabien Vehlmann est également impliqué dans la revue numérique ‘Professeur Cyclope'.
« L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites, censés les aider dans leur voyage. Sous la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur périple ? ».
Merci à Dargaud pour ce synopsis. En même temps pas de surpris car cette belle BD est issue du livre et/ou du film. Avec Aragorn alias Viggo Mortensen. Malgré tout c’est AUSSI un « Manu Larcenet ».. C’est donc un bijou. Comme chacun sait mais cela va mieux en l’écrivant le Vieux Fumetti aime le noir et blanc, les romans graphiques, les bulles en mode réduit . Bref un cocktail efficace pour que l’Oncle y trouve son bonheur. Manu Larcenet est au sommet de son art. C’est clean et propre. Synonyme direz-vous ? Oui c’est vrai mais là ça le fait. Bonne lecture. On ne va pas en faire des tonnes pour le retour…
Manu Larcenet est né en 1969. En 1994 il intègre ‘Fluide glacial‘ et, en 2000, il s'installe chez "Poisson Pilote" (Dargaud) avec Trondheim et "Les cosmonautes du futur" (2000-2004), puis avec son frère Patrice Larcenet et "Les Entremondes" (2000-2001), puis tout seul avec "Le Temps de chien" (2002), "Nic Oumouk" (2005-2007) et le magnifique "Combat ordinaire" (2003-2008), pour lequel il obtient en 2004 le prix du meilleur album du festival d'Angoulême.
« En 1994, les vacances se terminent lentement pour Harold, 14 ans, et son petit frère Carl. Des vacances très monotones et encore plus pieuses : la semaine chez les grands-parents, la prière à chaque repas et la messe le dimanche.
Aussi, le petit Carl n'est pas très concerné par son rôle d'enfant de choeur : c'est qu'il préférerait avoir le temps de passer le niveau 51 de Jungle Gold sur sa GameToy ! Et puis surtout, il veut absolument suivre son grand frère dans les mauvais coups qu'il monte avec son copain Peter. Un ami qui, vivant dans un monde moins étriqué que le leur, ne fait pas l'unanimité chez les parents de Carl et Harold. Et pour cause : il ne va pas à la messe et jure comme un charretier. Mais la découverte de matériel pornographique dans une maison abandonnée va soudain remuer le semblant d'équilibre qui soudait le trio... Pas facile de s'éveiller à la sexualité entre un curé qui dit « ce qui est bien et bon », un frère qui ne vit pas les choses de la même manière et une amitié qui vacille.
Un roman graphique. C’est vraisemblablement vers ce nouveau, plus tout à fait, domaine du 9 ème Art que nous allons devoir trouver notre besoin. La Franco-Belge est un peu dévoyée. Le manga tourne en boucle. Un peu comme si on se lassait de la BD au kilomètre. On est plus sur de la narration sociétale un peu plate que sur ce qui nous motivait par le passé. Plus de Métal Hurlant etc… Maintenant ce sont des commandes d’éditeurs et de leurs équipes marketings. Il faut donner aux acheteurs ce qu’ils veulent et ne plus être force de propositions. Mais il y a encore des novateurs et des artistes. Ben Gijemans est de ceux-là. Des planches travaillées. Un trait classique mais mis en valeur. Des idées. Un style. Des codes cassés. Un scénario. Bref un bien bel objet que l’on a plaisir à lire, à regarder et à mettre dans sa bibliothèque. Bonne lecture.
Ben Gijsemansest né en 1989 en Belgique. Il a étudié la peinture à la School of Arts de Gand, l'animation à la KASK à Gand pour finir par la Haute-Ecole LUCA (Illustration et bande dessinée) à Bruxelles. C'est là, dans le centre de la Belgique, qu'il se forme aux arts graphiques.
Boulibel Petitlaine n’a plus de mûres à se mettre sous la dent. Pour se remplir la pance de ces baies délicieuses sans attirer l’attention des loups, le mouton se fabrique un costume… de loup aussi vrai que nature. Ni vu, ni connu ou presque.
La mode est au roman graphique. A une forme de poésie. Dans ce livre vous ne trouverez pas de héros aux muscles hypertrophiés, pas plus que vous ne trouverez de cow boys tirant plus vite que leurs ombres… Tout simplement un mouton déguisé en loup. Vous allez vous gausser. Le Vieux Fumetti pête un cable !!! Il devient gateux !!! Et si l’avenir de la BD moderne passait pas l’uinivers de l’onirisme mais le vrai. La poésie aussi. C’est ce que propose Sid Sharp. Avouez que le patronyme fait rêver… Sharp. Eh bien ce nom coupe comme il se doit. C’est original, simple et créatif… Cela va nous changer un peu !!!
Sid Sharp est Canadien. C’est un artiste et illustrateur de Toronto. Son expression se situe entre le dessin, la peinture et des bandes dessinées. Ses centres d’intérêt sont inclus dans le folklore, le fantastique. Il a étudié à l'Université OCAD. Il a travaillé dans une librairie et a publié The Wolf Suit, leur premier roman graphique pour enfants, chez Annick Press en octobre 2022. Le voici chez Gallimard.
Il est des BD qui ne sont connues ou à peu près connues que d’une génération. Celle est soixante-huitards. Il n’est pas possible que cela en reste là. C’est ce que pense Le Vieux Fumetti.
Même si on peut trouver que le style et le trait sont naïfs, ce qui très injuste, il ne faut pas oublier qu’à l’époque tout est fait à la main. Pas de PC, de Mac ou Photoshop… Il en va ainsi pour « les Naufragés du temps ». De Paul Gillon avec au scénario pour les 4 premiers tomes le très fameux Jean Claude Forest. L’auteur Paul Gillon, est né en 1926 à Paris et il nous quitte en 2011 à Amiens. Voilà pour la nécro. Il est bien évidemment un illustrateur et un scénariste de BD. On s’en serait douté. Il s’est très tôt spécialisé dans le genre dit réaliste avec une prédilection pour les récits d'aventures historiques ou de SF. Il dessine, à cette époque c’est encore possible pour de nombreux journaux tels que France-Soir, Vaillant, Le Journal de Mickey, Pif Gadget et le grand le beau, le très créatif Métal Hurlant. C’est vous planter le décor et quel décor !!!! Une sacrée belle époque. Le plateau est relevé et il y a du Level !!! A noter qu’en 1974 il obtient le Prix Phénix pour les Naufragés du temps ainsi que le Grand Prix du dessinateur français en 1978 à Angoulême.
Arrivé à un stade de sa carrière, Paul Gillon se tourne vers un nouveau style en abordant ainsi la bande dessinée pour adulte, la SF. Il veut se lancer avec le dessinateur Jean-Claude Forest, déjà cité avec un projet qu’il destine au journal France-Soir en arrêtant de produire 13, rue de l'Espoir. La rédaction refuse dans un premier temps. Il lance alors la série Les Naufragés du temps d'une ébauche de Forest, dont les premières planches sont publiées le . Les premiers scénarios sont élaborés par téléphone, l'histoire évoquant un couple placé en hibernation dans un satellite à la fin du XXe siècle pour préserver l'espèce humaine du Fléau, des spores extraterrestres mortelles pour les humains. Christopher Cavallieri et sa compagne Valérie, en hibernation dans l'espace, ne sont réveillés que mille ans plus tard dans un univers comportant de multiples civilisations, dont plusieurs dans le système solaire, parmi lesquelles celle des Trasses, des rats intelligents menaçant d'envahir ledit système solaire. Il y aura 10 albums. Cela reste un classique de la BD Franco-Belge. Tout était encore possible et les talents de l’époque ne manquants pas il est bien certain que l’émulation aura su profier à ce très intéressant projet.