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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 07:55

 

Dans le cas où vous n’auriez rien prévu pour vos sorties strasbourgeoises ; Oncle Fumetti vous informe qu’une exposition consacrée à Blutch se tiendra du 22 mars au 30 juin. Il s’agit d’une sélection de ses travaux entre 1994 et 2018. C’est à ne pas rater.

Le pitch de l’exposition :

« Blutch a fait ses classes à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg (actuelle HEAR). Il présente pour la première fois dans un musée une facette méconnue de son art : les dessins d’illustration. Des originaux provenant de sa collection personnelle ont été spécialement sélectionnés pour cette exposition. Soit ils sont destinés à des affiches pour le cinéma et pour la musique de jazz, à des livres pour la jeunesse et pour les adultes, ou encore à la presse, soit, ils sont d’inspiration libre. Dans tous les cas, ils témoignent de l’intérêt de l’artiste pour des techniques très diversifiées comme le crayon gras, la peinture, les aquarelles, le fusain, l’encre. Blutch renouvelle notamment avec subtilité la technique du pastel, héritée de maîtres en la matière comme Balthus et Odilon Redon. L’oeuvre du dessinateur reflète un univers qui se nourrit à divers registres, la littérature, le cinéma, la musique, la peinture, le dessin d’illustration et les comics, qui sont présentés dans l’exposition par des ouvrages de sa bibliothèque personnelle. Ses goûts dans le domaine des arts graphiques se reflètent dans sa collection privée d’illustrateurs où figurent des artistes du xxe siècle comme Ernie Bushmiller et Saul Steinberg, des contemporains comme Catherine Meurisse et David Mazzucchelli. L’une de ses influences majeures reste cependant l’oeuvre graphique de Tomi Ungerer, dont il reprend parfois les thématiques notamment dans ses aspects satiriques. »

Musée Tomi Ungerer — Centre international de l’Illustration

Villa Greiner

2, avenue de la Marseillaise,

67000 Strasbourg
Horaires : de 10h à 18h. Fermé le mardi
Tél. 03 68 98 51 53

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 07:55

 

Le synopsis de Grand Angle :

« Dans les rues d’une petite station balnéaire, les putes tombent comme des mouches. Un premier cadavre, atrocement mutilé, est découvert, puis un second, brûlé au chlore. La série, pourtant, ne fait que commencer. »

Zidrou est partout. Cela pourrait être un slogan publicitaire à la Gotainer. Un truc qui se clamerait sur un air marrant et entêtant. Que nenni. C’est juste la réalité. Zidrou est partout… Il sort des idées à foison et des albums sans interruption A la limite on va lui laisser les clés de la BD et il va tout régler à lui tout seul. Bon !!! Cela serait fait injure à ses petits camarades de jeux et il y a du beau linge. En tout cas en voilà un album qui est bien !!! Il était temps parce que début l’année était pâlichon. C’est un bon gros scénar qui s’avance avec ses personnages facilement identifiables qui évoluent dans une dramaturgie maîtrisée et tenue à la perfection. Très beau travail graphique. C’est très novateur avec des codes couleurs et un usage de la couleur peu courant. Cela peut surprendre. C’est intéressant. Pour les amateurs. Ils trouveront leurs comptes entre roman graphique et BD franco-belge. A lire absolument.

Zidrou alias Benoît Drousie est né en 1962 à Bruxelles. Il commence comme instituteur. Il se lance dans l'écriture. En 1991 il s'ouvre à la BD avec Ducob. L'élève Ducobu qu'il crée avec le dessinateur Godi. Il scénarise pour le Lombard, Casterman et Dupuis. Il est très prolifique. On croit savoir qu'il vit en Espagne à côté de Malaga.

Laurent Bonneau est né en 1988 à Bordeaux. Il suit un cursus artistique dès le lycée, afin de poursuivre par la suite ses études à l'école Estienne à Paris pendant deux ans. Il signe alors avec son frère chez Dargaud pour la trilogie Metropolitan lors de sa deuxième année. Il entre ensuite en 2008 à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en section Photo-vidéo. Depuis ce diplôme, il vit à Narbonne, en continuant l'alliance du dessin avec la réalisation de courts métrages, qu’il est possible de voir à travers ses expositions notamment.

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 07:55

 

« …Ensuite, il y a la couleur. Face à elle je suis réellement moi-même. Je n’ai pas fait d’école d’arts, je n’ai pas fait d’études artistiques et je n’ai donc jamais appris ce qu’est la couleur. Quand j’ai commencé à m’en servir, j’avais très peur de certaines associations colorées. Mais, en me servant de la toile et de sa couleur propre, du blanc et du noir, je possède trois couleurs différentes (si l’on accepte que le noir et le blanc soient des couleurs et non des tons neutres)…. »

Propos tirés d’une interview de Bruno Canard & Franck Aveline.
Publié dans L’Indispensable n°2 en Octobre 1999.

Edmond Baudoin est niçois. Il nait en1942. Il quitte l'école tôt et travaille dans la comptabilité jusqu'à l'âge de 33 ans. Il quitte alors son emploi pour se consacrer au dessin. Il œuvre «Circus»,«Pilote» et «L'Écho des Savanes». Il est publié en 1981. Il signe beaucoup de livres, des BD. Il travaille avec des Grands ; Le Clézio, Fred Vargas, Tahar Ben Jelloun. C'est une référence dans le monde de la Bande Dessinée

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 12:17
Le Phare de Joan Boix chez Mosquito.

Le synopsis de Mosquito :

« Jonathan Struppy rêve de grands horizons. Le sang de générations de marins coule dans ses veines, mais il vit seul dans le phare dont il est le gardien.
Au crépuscule de sa vie, il parcourt les journaux de bords de ses ancêtres qui se sont accumulés dans la bibliothèque. Il faut dire que sa famille a compté nombre d'aventuriers, d'explorateurs qui ont croisé le destin de corsaires et de princes, mais aussi des créatures des profondeurs...Jonathan nous fait revivre dans une dizaine d'histoires courtes les aventures de ses ancêtres mêlant parfois sa propre vie à celle de ses aïeux. »

La BD c’est d’abord le beau. Le 9ème art donne accès à tout. Depuis que ce support existe il a permis de parler de tout ; Histoire, Art, Politique etc… Tout est accessible. Mais la priorité doit rester à l’esthétisme, à la recherche graphique. Avec Joan Boix nous sommes servis. C’est magnifique. Le trait est réaliste, fin et travaillé. Il a la capacité à rendre la dramaturgie tangible.Ces contes nous prennent et ne nous lâchent plus. C’est précis et puissant. On tourne les pages en espérant que cela ne se finisse jamais. Superbe. C’est un 120 pages au format  24 x 30 C'est cartonné et en noir et blanc.

 

Joan Boix est espagnol  Il est né en 1945 à Badalone. Il est un des maîtres actuels de son art dans son pays. Son trait est souvent rattaché aux récits d’horreur même s’il a dessiné bien des sujets. Il a longtemps été raté à la défunte maison d’édition Bruguera Il est moins connu en France. Il est temps de lui rendre justice. Il est de l’étoffe des plus grands.

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 08:39

 

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 07:55

Le synopsis de Futuropolis : « Hugues Micol, dessinateur de bande dessinée, engage Santorin Saint Rose, détective-aventurier, pour retrouver un dessin qu’une cigogne lui aurait dérobé. La piste mène à Macao où l’oiseau a migré. Saint Rose et son équipe partent à sa poursuite… avec, dans leurs bagages, leur commanditaire… »

La bio : Hugues Micol est né en 1969. Il est parisien. Ses inspirateurs sont Moebius, Prat ou Munoz. Il entre à l'Ecole Supérieure des Arts Graphiques de Paris. Il travaille en free-lance. Il a publié notamment « Le chien dans la vallée de Chambara » chez Futuropolis déjà (cf l'article du 17 mars 2011 dans ce blog)...un de ses plus jolis albums de ces deux dernières années selon Fumetti...mais aussi « Les contes du 7ème souffle » chez Vents d'Ouest. Et d’autres encore.

Merci à Futuropolis. 

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 11:48

 

Le synopsis de Futuropolis :

« Hugues Micol, dessinateur de bande dessinée, engage Santorin Saint Rose, détective-aventurier, pour retrouver un dessin qu’une cigogne lui aurait dérobé. La piste mène à Macao où l’oiseau a migré. Saint Rose et son équipe partent à sa poursuite… avec, dans leurs bagages, leur commanditaire… »

Les amis cet album est « barré ». A moins que ce soit Hugues Micol ou alors Futuropolis. Ou alors l’ensemble. En tout cas c’est un régal. L’idée de départ est loufoque. L’univers l’est tout autant. Qu’est-ce que cela fait du bien !!! C’est vrai que la BD réaliste c’est sympa. On lit une aventure qui se tient. Les bases de l’histoire sont carrées et le dessin va avec. Mais dans le cas présent abandonnez toutes références. C’est un peu comme si Lewis Caroll avait  rencontré Jules Verne et qu’ils se seraient décider à collaborer pour publier un roman à quatre mains !!!! Qu’est-ce que c’est drôle !!! Que de trouvailles. Que de références à des BD du passé. Le personnage central, ce Santorin est Enoormeeeeuh. La coloriste Isabelle Merlet nous en met plein les yeux. Bref c’est jouissif. Et on en veut encore. A lire absolument. C’est un 64 pages.

 Hugues Micol est né en 1969. Il est parisien. Ses inspirateurs sont Moebius, Prat ou Munoz. Il entre à l'Ecole Supérieure des Arts Graphiques de Paris. Il travaille en free-lance. Il a publié notamment « Le chien dans la vallée de Chambara » chez Futuropolis déjà (cf l'article du 17 mars 2011 dans ce blog)...un de ses plus jolis albums de ces deux dernières années selon Fumetti...mais aussi « Les contes du 7ème souffle » chez Vents d'Ouest. Et d’autres encore

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 07:55

Ce samedi un postcast chic et choc avec l'évocation du "Déclic" de Milo Manara. Oeuvre-culte et déjà chroniqué dans ce blog. 

Merci à France Culture et Mathilde Serrell pour cet emprunt.

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 12:11

 

Le synopsis de Dynamite :

 

«  Gérard et Françoise, couple de cinquantenaires, prennent quelques jours de vacances sur la côte méditerranéenne. Ils y font la rencontre de Fred, jeune femme libérée dont le charme et la fraîcheur ne laissent pas Gérard indifférent, et de son petit ami Mathieu. Au contact de ce couple impudique, Gérard et Françoise font l'expérience du voyeurisme, avant de succomber à la tentation échangiste. Mais cette parenthèse hors du temps a un prix.. »

Axel prend son temps. Depuis La chambre de verre il semblait être sorti des radars. Rien à se mettre sous les yeux. C’était fâcheux. Avouez que vous en vouliez encore !!! On vous connait. La BD érotique est toujours un thème à succès. Vous avez raison au demeurant. Il n’y a pas de mal à se faire du bien tant que cela reste dans le respect etc… Le Vieux Fumetti n’est pas là pour sermonner. C’est une histoire classique de l’été dans certaines régions où le soleil, la plage et le temps qui passe permettent toutes les audaces et autres remises en cause. C’est bien vu et bien pensé. Bien mis en planches également. L’auteur a de l’expérience et s’appuie dessus. Ceux qui ont aimé l’album précédent vont adhérer. Les autres vont tester et qui sait… Bon bouquin en tout cas. Et bonne lecture à vous qui….Voyeurs !!!!

Axel Léotard est né en 1969 et a grandi à l’étranger. Photographe, il dit de l’écriture que c’est une nécessité qui l’a toujours accompagnée dans son quotidien. Il a déjà publié Mauvais Genre (Ed Hugo & Compagnie. Février 2009) et Marie et les autres (Ed Intervalles. Mai 2011). 

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 07:55

 

Les lecteurs de ce blog le savent bien, Oncle Fumetti est un fan de la BD italienne, de la BD érotique et de Milo Manara en particulier. La chance cette année c’est que nous aurons droit à une rétrospective de l’œuvre de ce génie du 9me art. On vous laisse découvrir le pitch de l’Exposition sur le « Signore !!!. A découvrir à l’ Espace Franquin du 24 au 27 janvier.

Très souvent associé à ses grands succès érotiques, Milo Manara est pourtant l’auteur d’une œuvre d’une extraordinaire variété, qui s’étend de la fin des années 1960 à nos jours. Ce maître du dessin, dont il n’a cessé d’explorer les potentialités depuis la découverte de Jean-Claude Forest et Guy Pellaert, a su créer un univers graphique dont il est aujourd’hui l’unique dépositaire. L’œuvre de Milo Manara épouse l’histoire de l’Italie, ses soubresauts et ses révolutions. Cette exposition s’articulera en six chapitres, riches de 150 planches originales et documents rares ou inédits, qui permettront de découvrir la production d’un artiste profondément attaché à la culture italienne et à certaines de ses icones les plus illustres.

Le visiteur observera les débuts du jeune Milo, entre fumetti populaires et radicalité politique, avant que le dessinateur ne fasse le choix d’un engagement purement artistique au service de l’aventure, sur les conseils d’Hugo Pratt. Sa rencontre déterminante avec le créateur de Corto Maltese sera l’occasion de revenir sur les albums majeurs signés avec celui que Manara considère comme son mentor et alter ego : une expérience qui le voit amorcer une mue stylistique dans son dessin et s’éloigner de l’ombre tutélaire de Jean Giraud-Moebius.

Les années 1980, très riches, occuperont une place centrale dans cette rétrospective. Elles voient Manara accéder à la notoriété grâce au Déclic et au Parfum de l’invisible, mais le visiteur pourra découvrir le versant de son œuvre érotique sous un éclairage nouveau, privilégiant humour et sensualité. En outre, une large partie de l’exposition sera également consacrée au rapport entretenu par Manara avec le cinéma, en premier lieu Federico Fellini, dont le dessinateur fut un acteur clé des derniers projets. Correspondances, croquis et planches originales témoigneront de cette relation vivante et fertile, qui apprit à Manara à envisager sa propre technique en bande dessinée sous un autre jour.

Enfin, le dernier chapitre permettra de rendre hommage au compagnonnage de Manara avec de grandes figures de l’histoire artistique italienne, depuis l’adaptation d’Apulée jusqu’à la récente biographie de Caravage, ce mauvais garçon qui fit basculer la peinture dans une nouvelle ère.

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