« 1929. Les Etats-Unis plongent dans une crise sans précédent. Le chômage explose, la misère est partout. The Forgotten Man se penche sur le mystère de la Grande Dépression, cette période qui suit la crise de 1929 et se prolonge tout au long des années 1930. »
Une belle équipe que celle de ces auteurs. Quand on prend le temps de faire collaborer des talents cela débouche forcément sur un livre réussi. On sent le succès poindre. Dans ce livre les auteurs nous relatent la crise de 1929. La Mère de toutes les crises, celle qui amena les guerres et le chaos. C’est passionnant à lire. C’est relaté par un personnage qui ressemble à Clark Kent façon quadra. Il y a pire pour une BD. C’est loin la Grande Crise et nous qui sommes venus après les baby-boomers on en a entendu parler mais on ne connait pas le fonds. On n’a pas idée trop des éléments déclencheurs. C’est une bonne occasion de découvrir ce phénomène et de voir la vie des gens. Ceux qui ne sont pas des nantis et l’ont prise pleine face. C’est bien dessiné. La colorisation des planches est minimaliste. Le Vieux Fumetti aime bien ce style on le sait. C’est un format 165x250 en 320 pages et c’est broché. A découvrir.
Amity Shlaes est chroniqueuse pour Forbes et préside la Calvin Coolidge Presidential Foundation. Elle est auteure d’ouvrages réputés étant des bestsellers du New York Times. Elle préside également le jury pour le prix littéraire Hayek du Manhattan Institute.
Paul Rivoche est dessinateur. C’est dans les années 80 qu’il co-crée le personnage iconique de Mister X.Il est pluri—disciplinaire. Cela va de la réalisation de bandes dessinées en passant par l’écriture de-scénarios pour des romans graphiques ou la réalisation de couvertures pour les comics. Il a travaillé pour le département d'animation TV de Warner Bros.
« Dans un avenir étrangement proche de nos préoccupations contemporaines, où l'air et l'eau sont devenus les plus précieuses de nos richesses, deux frères rebelles découvrent une femme effondrée, au coeur de la forêt. Contre son coeur, un bébé. Serré entre ses doigts, un revolver. Lorsque les jeunes hommes décident de lui porter secours, ils allument la mèche à combustion lente de la vengeance et de la trahison. Des combustibles bouillonnant dans l'âme humaine, que bien peu sont en mesure d'apaiser. Un combat désespéré pour ce qu'il reste des Etats-Unis les attend. La révolution, ou la mort. »
Très bonne BD que celle-ci. Elle a été publiée il y a quelque temps aux Etats Unis. Le sujet est la vengeance sur fond de structures sociales et économiques très dégradées. Sur fond de déséquilibres écologiques aussi. C’est une création graphique très travaillée. Les planches sont très différentes de ce que nous, européens, pouvons voir. Il est vrai que le marché américain est plus ouvert et que les créations doivent se différencier. Il en résulte une création très originale. C’est à la fois artistiquement intéressant, novateur et différent. Le scénario est donc très actuel même si les ressorts sont assez classiques. Pas mal !!. C’est à lire en tout cas. C’est un 336 pages avec une couverture cartonnée.
Hayden Sherman est un dessinateur américain. Il est situé à Providence. Il a collaboré avec Marvel et Dark Horse notamment.
Sean Lewis est un scénariste américain de comics books. Il est connu pour avoir co-écrit la série "SAINT" publiée par Image comics.
« On m’a posé beaucoup de questions sur la nature des liens qui unissent Alix et Enak. Ce sont des liens d’amitié et d’affection réciproques. Cela dit, j’accepte bien volontiers que certains lecteurs laissent courir leur imagination. Il est possible que les relations entre Alix et Enak soient très tendres de temps en temps. Les mœurs de l’époque le permettaient, et c’était chose courante, admise par tous. » Tiré de Avec Alix page 119 de T.Groensteen et J. Martin.
Jacques Martin, né en 1921 à Strasbourg. Il est un fameux créateur et auteur de bandes dessinées français surtout connu pour ses séries Alix et Lefranc. Il a également contribué à plusieurs albums de Tintin. À sa mort en 2010 à Orbes en Suisse, Jacques Martin laisse des centaines d'albums vendus à quinze millions d'exemplaires et traduits en plus de dix langues, y compris le latin.
« Sam, jeune anglais désœuvré de 27 ans, se remet d’une dépression chez sa mère quand, par un curieux concours de circonstances, il se retrouve engagé comme assistant d’un certain Keith Nutt. Quinquagénaire bedonnant que la mère de Sam ne laisse pas indifférent, Keith a une mini entreprise, KLN Ltd, spécialisée dans « la distribution et le transport », mais son travail semble consister uniquement à faire la tournée de petites entreprises des zones d’activité économique locales pour faire signer des papiers à des interlocuteurs que Sam ne voit jamais. Coincé dans la voiture de Keith la plus grande partie de la journée, Sam s’attarde sur les petits détails du quotidien de la ville et des habitants qu’il croise chaque jour. Dans un premier temps très distante, la relation de Sam et Keith évolue progressivement et les problèmes de communication cèdent le pas à une certaine forme de connivence. »
Un joli roman graphique que celui-là. C’est très anglais dans l’esprit. Dans la ligne de ces films que nous français trouvons si drôles et tendres. C’est sur la base d’un « road movie » que se joue cette intrigue. Deux personnes aux caractères diamétralement opposés se rencontrent et font un bout de chemin ensemble. Très vite une amitié se tisse. C’est un joli travail de portraitiste que nous livre le très doué Joff Winterhart. Les situations parfois tragi-comiques mais le plus souvent simplement comiques se nouent et se dénouent. Les physionomies sont drôles et ressortent d’un décor parfois minimaliste. C’est finement trouvé et l’on sourit très souvent. Chaque lecteur aura son personnage préféré mais les deux héros sont drôles et éminemment tendres. C’est un vrai plaisir de lire et de regarder cet album. Un format : 26x26 cm, relié (évidemment) et un 128 pages couleurs. C’est sorti le 18 février.
Joff Winterhart est anglais. C’est un portraitiste, illustrateur et cinéaste. Il vit à Bristol. Oncle Fumetti va tâcher d’en savoir plus.
« Trois histoires courtes du Punisher et trois visions de la justice (expéditive) menée par Frank Castle. On y retrouve notamment Punisher The End où l’on découvre le vigilante parmi les rares survivants d’une catastrophe nucléaire mondiale. »
Si vous voulez une manière de découvrir Richard Corben qui vient d’être sacré au FIBD 2018 vous pouvez l’aborder d’une bonne façon au travers de cet album collectif sorti en 2016. Il signe le troisième récit et c’est du pur Richard Corben avec sa colorisation si particulière et ses traits si reconnaissables. Dans ce sacré bouquin on trouve trois nouvelles du célèbre Frank Castle dit Punisher. Bon !!! C’est un album de la série Dark chez Marvel. Il passe bien avec cette collection. C’est sombre, violent, gore…. Bref si vous aimez les ambiances avec de l'adrénaline et de la testostérone, c’est pour vous. Un petit point d’orgue avec le deuxième récit scénarisé par Garth Ennis et dessiné par Lewis LaRosa. Une pure merveille graphique avec un récit lourd de chez lourd. Un régal. Le Vieux Oncle Fumetti a adoré. Lewis LaRosa a un vrai talent pour les physionomies et dans cet opus carcéral les ombrages et les colorisations saturées font merveilles. Il est dans toutes les bonnes librairies et sur le net. Pour bien finir une petite bio de Lewis LaRosa. Il n'a pas de Wikipédia celui-là !!!! Enjoy.
Lewis LaRosa est dessinateur, encreur et coloriste. Il est né en 1978 aux Etats Unis. Il vit En Georgie à Marietta. Il a beaucoup été cantonné aux encrages et à la colorisation sur des projets de la Marvel et de Panini Comics des deux côtés de l’Atlantique sur notamment ; Punisher, Deadpool ou Shadowman. Un artiste indépendant à suivre.
« La vie de Grue, étrange humanoïde des profondeurs de l’océan, bascule lorsqu’il découvre des œuvres de Shakespeare enroulées dans une bouteille de coca... Venu à la surface pour tenter de se faire des amis, Grue est rejeté et se met alors en tête de retrouver la personne qui a jeté les pièces dans la mer. Ce qu'il trouve, c'est l'amour dans les bras de la belle Giulietta... Mais avec son passé trouble et sordide, Grue doit décider s’il est prêt à renoncer à sa véritable nature pour devenir un homme nouveau. »
Très déroutant que cet album. Le sujet est déroutant. Le traitement est déroutant. Alors le sujet du marginal qui veut rejoindre le monde normal est récurrent dans les comics. C’est un thème central mais dans le cas présent le choix du « monstre des profondeurs » est particulier. C’est philosophique. Il est assez intéressant de suivre les méandres du créateur du livre dans sa réflexion. C’est à la fois drôle dans le rendu avec ces crabes qui sont autant de consciences que dans capacité du personnage central à passer du sombre au lucide quand ce n’est au poétique. Le traitement graphique est particulier. Du noir et blanc et on sait que le Vieux Fumetti aime cela. C’est un style très fluide et beau. Simple aussi. Et on sait souvent que la simplicité en mode graphique est difficile. On est donc gâté. Bref c’est un roman graphique novateur qui casse les codes du comics pour se rapprocher de la franco-belge sans en être vraiment. Et pourquoi pas !!! Déroutant vous dis-je. A découvrir absolument. C’est un format 215 x 293 mm. Un one shot en 208 pages.
Jonathan Caseest un auteur de comics américain. En 2011, son premier roman graphique, Dear Creature, est déjà succès critique. Suivront Green Killer River chez Dark Horse et Batman ’66 chez DC Comics, entre autres. Jonathan est également peintre et expose régulièrement à Portland où il vit avec sa femme et ses deux enfants. En 2012 il reçoit le prix Eisner du meilleur travail inspiré de la réalité pour le Tueur de la Green River. Bon ok !!! le Green River killer… C’est un signe non ?
En marge du FIBD 2018 une exposition retrace la carrière de Jacques Martin, le dessinateur d'Alix, Lefranc, Jhen ou Orion. Sans oublier qu'il aura fait parti du studio Hergé et que sa contribution à de nombreux albums de Tintin a été essentielle. Merci au FIBD pour cet emprunt. Bon visionnage.
« En 2012, quelques mois avant sa disparition, Sergio Toppi réalise vingt illustrations en couleur sur le poème La Perla de Roberto Mussapi, un auteur contemporain milanais. Ce livre est publié à l'occasion d'une exposition d'oeuvres de Toppi à Florence au printemps 2018. Le poème La Perla est en italien. »
On ne peut pas s’appeler Fumetti et ne pas aimer Sergio Toppi. On ne peut pas s’appeler Fumetti et ne pas aimer Sergio Toppi. On ne peut pas s’appeler Fumetti et ne pas aimer Sergio Toppi. On ne peut pas s’appeler Fumetti et ne pas aimer Sergio Toppi. On ne peut pas s’appeler Fumetti et ne pas aimer Sergio Toppi. On ne peut pas s’appeler Fumetti et ne pas aimer Sergio Toppi. On ne peut pas s’appeler Fumetti et ne pas aimer Sergio Toppi… Quand on aime on ne compte pas. Et voilà !!!... C’est un 80 pages couleurs en format 34 x 25.
Sergio Toppi est né en 1932. Il débute dans l'animation. Dans les années 70, il se révèle en faisant se développer la bande dessinée transalpine. Dans les années 80, Toppi va développer un style profondément original et novateur. Dans les années 2000, Les planches de Toppi seront sélectionnées pour l'exposition «les maîtres de la bande dessinée européenne» à la Bibliothèque Nationale puis au Musée de la bande dessinée d'Angoulême. Sa contribution au 9ème Art est immense et son travail prolixe est d'une créativité exceptionnelle. Le 21 août 2012, Toppi décède à Milan des suites d'un cancer.
Parfois un bon « Hors-série » c’est mieux qu’une BD. Ces jours-ci la revue Histoire propose aux fans de Jacques Martin et de Alix d’aller plus loin dans la découverte de cette œuvre si particulière que celle de ce héros mythique de la BD franco-belge et de la ligne claire. Pas loin d’une centaine de pages avec des planches, des interviews d’historiens, de spécialistes de la BD, de scénaristes ou de dessinateurs ; excusez du peu : Avec Jean-Pierre Adam, Gaëtan Akyüz, Jean Andreau, Claude Aziza, Romain Brethes, Patrice Brun, Damien Chaussende, Jean-Michel David, Michel Éloy, Paulin Ismard, Valérie Mangin, Pascal Montlahuc, Pascal Ory, Yann Potin, Maurice Sartre, Claire Sotinel, Olivier Thomas, Giusto Traina. Tout sur Alix et bien plus encore. Le Vieil Oncle Fumetti s’est régalé. Allez -vous replonger dans le passé jusqu ‘à nos jours puisque c’est en 1948 que Jacques Martin imagina le personnage du jeune Gaulois ami de César. On en est à 36 albums, avec des ventes au-delà des 12 millions d’exemplaires et des traductions dans 15 langues. N’oubliez pas qu’une grande exposition se tient à Angoulême jusqu’au mois de mai. C’est dans tous les kiosques !!!