Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 10:50

9782344000205-L.jpg

 

 

Le synopsis de Glénat :

 

«Explosive, fantastique, sombre, violente, baroque, outrancière : les adjectifs ne manquent pas pour décrire l’œuvre géniale de Druillet, mais s’il est un album qui se distingue parmi tous ses univers, c’est bien celui-ci. Probablement le plus noir mais aussi le plus fascinant, La Nuit est de ceux que l’on n’oublie pas. À nouveau disponible avec sa couverture originale, cette réédition lui rend hommage. ».

 

Le 14 janvier Glénat a eu la riche idée de rééditer La Nuit de Philippe Druillet. Ceux qui suivent le blog du Vieux Fumetti connaissent l'admiration de celui-ci pour Le Mastro Druillet. Il le suit depuis l'adolescence. Et quand on connaît l'age du Vénérable c'est une éternité de BD lues. Je vous en file mon ticket que le Grincheux avait un poster tiré du livre au dessus de son lit de jeune pubère. Les temps ont passé et les deux hommes se sont croisés une matinée dans l'atelier de cette légende, de ce génie du 9ème art. Trêve de nostalgie imbécile...Ce livre est fabuleux. Il a cassé à son époque les codes de notre cher Art et même encore maintenant il en remontre encore à tous ses jeunes successeurs. C'est novateur encore quarante années après...Les cases explosées, les codes couleurs fracassées, une violence under control....Une anthologie de la BD de Science Fiction mais pas que. Entrer dans l'univers de Druillet c'est aller ailleurs, dans un autre espace temps...Aller à la rencontre d'êtres hors du temps et découvrir des architectures dont nos cathédrales ont été de lointaines inspiratrices. Pensez que Georges Lucas voue une admiration sans borne pour ce créateur de génie résume assez bien ce qu'il y a lieu d'en penser. Il vous faut vite lire ce livre si ce n'est déjà fait. Si c'est le cas recommencez. C'est à lire en boucle et ad vitam

aeternam...

 

 

Philippe Druillet est né....Oh et puis merde, non on va pas la faire cette bio...

Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti
5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 06:38

OncleFumetti.jpg

 

Merci à Tous. Le mois de janvier aura été un mois record pour le blog de Oncle Fumetti. Merci aux contributions

de Camille Benyamina, Yann Valéani, François Duprat, Antoine Ozanam et Frédéric Schwamberger. Merci à tous les lecteurs. 

Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti
2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 20:47

téléchargement-copie-2

 

 

          Les théoriciens du 9ème Art ne se mettront jamais d'accord. Qui a créé la Bande Dessinée ?

Töpffer est né le 31 janvier 1799. Il est suisse. Nous aurions du fêté ses 215 ans il y a deux jours. Il semble bien que ce soit lui le plus ancien. Il semble bien aussi que ses travaux puissent être considéré comme de la Bande Dessinée. Alors bien entendu, nous sommes loins des mangas, des comics ou des albums franco-belge actuels. Bien loin également des romans graphiques. Cela reste malgré tout de la Bande Dessinée si on la définit comme une histoire narrée par du dessin avec des textes additionnels pour expliquer au lecteur ou pour le diriger ldans la narration. Rodolphe Töpffer est celui qui donna le premier trait à ce qui allait devenir un art au XXe siècle. Le 9ème. On parle de l'année 1827 comme celle qui virent les premières «planches ». On présente «Les amours de Monsieur Vieux Bois » comme étant le premier livre de ce nouveau style pour l'époque. Malgré tout cette histoire ne fut publiée qu'en 1837. Il s'en suivit un nombre assez important dans la mesure où on lui attribue environ huit œuvres dans ce style. Cet écrivain, satyriste et politicien à ces heures semble bien avoir été le premier créateur. Il disparut en 1846.

 

800px-Toepffer_Cryptogame_13.png 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 11:19

  profilbd  33rough

 

Yann Valeani est le dessinateur de Rock & Stone sorti chez Delcourt ce mois-ci. Oncle Fumetti a souhaité le connaître mieux.

 

On vous connaît peu Yann Valeani. Présentez vous mieux. D'où venez vous ? Où allez vous ? Pourquoi ? Comment ?

 

J'ai quitté tôt les bancs de l'école pour travailler dans le graphisme. En fait, je travaillais déjà beaucoup mon dessin à l'école... en cours de math, surtout. Après quelques années dans la com' (je vous passe la floppée de petits boulots sans rapport avec le sujet qui nous intéresse), j'ai travaillé dans le dessin animé, d'abord comme layoutman (préparation de l'animation), puis comme character et mecha designer. C'est cette période dans le dessin animé qui a constitué ma véritable formation au dessin. J'ai ensuite rejoint un collectif d'auteurs, le Zarmatelier où j'ai travaillé sur les planches de Derm.

 

Pourquoi la BD ? Comment décide-t-on que l'on va vivre de ce métier ?

 

Je ne sais toujours pas exactement. Etrangement, c'est l'influence du dessin animé qui a peut être été le point de départ. Le dessin animé me fascinait : animer un dessin, le rendre vivant, c'est presque de la magie. Avant même les images de synthèse, partir de rien et rendre "vivant" quelque chose d'imaginaire, c'est vraiment quelque chose d'incroyable. Quand on crée un personnage, un monde, on veut bien entendu raconter- se raconter- son histoire. Mes dessins d'enfants racontaient très tôt une histoire sur une seule feuille. C'est peut-être vers 7-8 ans que ces histoires prennent réellement la forme de BD.

 

derm-tome-1---ali-tatoo-3257.jpg

 

On vous connaît pour le projet Derm. Déjà de la SF. Il y a une raison particulière ou c'est le hasard ?

 

J'aime effectivement la SF, et le fantastique en général, pour ces mêmes raisons. Et avec la maturité, on réalise que ces mondes imaginaires, sont un reflet de notre monde, de nous mêmes: de comment on perçoit le monde, donc. Les choses évoluent pour moi ces dernières années. Si je garde l'envie de raconter des histoires fantastiques, je me sens également attiré pas des récits plus proche de ce que je vis. Je ne sais pas...Peut être qu'au début, si on peut créer tout ce qu'on veut, le premier reflexe est de créer ce qui n'existe pas: robots, vaisseaux, lutins, elfes,... et puis plus tard, revenir à des préoccupations, des questionnements encré dans le réel, en "prise directe".  Les deux me semblent essentiels, ils s'enrichissent mutuellement, le réel et l'imaginaire. C'est ce qui m'a attiré dans l'histoire que m'a proposé Nico.

 

En 2005 et maintenant il y a un trou. Pourquoi ? Pas de projet intéressant ? Pas de publication  Why, warum et pourquoi ?

 

Tout d'abord, l'arrêt de Derm à été un coup dur, il m'a fallu du temps pour le digérer et en tirer les leçons. Et puis, il a fallu trouver de toute urgence de quoi vivre. Je suis donc revenu à la com' pendant quelques temps. Cette expérience, un peu triste, m'a "fâché" avec le dessin réaliste et je suis revenu à mes premières amours: le cartoon. J'avais besoin de choses plus marrantes! J'ai quand même fait des histoires courtes avec Nico, et ensuite une série dans le magazine Geek. Il y a eu différents projets que nous avons envisagé, certains proposé à des éditeurs sans succès, jusqu'au jour où Nico est passé me voir avec cette idée qui a débouché sur Rock & Stone.

 

Alors !!! Parlez nous de la rencontre avec Nicolas Jean et Gaétan Georges. Comment cela s'est-il fait ?

 

Nico est venu prendre des cours de BD que j'animais au sein du Zarmatelier, mais ses histoires étaient déjà très abouties. Nous avons rapidement sympathisé, et nous avions de nombreuses références communes. Notamment les auteurs anglais, comme Alan Moore, Bolland, Gibbons... Et surtout un même intérêt pour un personnage: Judge Dredd! Nous avons proposé une histoire de Dredd à 2000AD, le magazine anglais ou il à été crée, mythique à nos yeux. Ils ont refusé cette histoire - parce qu'on ne confie pas Dredd à des debutants dans le magazine!- mais nous on proposé de leurs soumettre des histoires courtes. Nous avons donc publié deux histoires dans le magazine, et ça été le début de notre heureuse collaboration! Gaétan est arrivé plus tard. Rock & Stone était signé et nous cherchions activement un coloriste. Nous avons vu de très bons tests, mais pas encore celui qui semblait coller à l'histoire. C'est David Chauvel, notre directeur de collection qui nous as parlé de Gaétan, dont je connaissais un peu le travail, puisqu'il avait mis en couleurs Bad Ass, de Bruno Bessadi, un de mes amis du Zarmatelier. Je suis très heureux, très reconnaissant envers Gaétan de l'excellence de son travail, de ce qu'il a apporté à Rock & Stone, qui n'a d'égal que sa gentillesse et son écoute.

 

telechargement-copie-1.jpg

 

Pourquoi ce projet ? Parlez-nous de cette mini-série. Qu'est ce qui vous a plu ? Et pourquoi juste un diptyque ?

 

Tout d'abord, je ne le vois pas comme une mini série, mais comme une histoire complète, simplement séparée en deux tomes. Le dyptique s'est imposé parce qu'un one shot aurait été trop court, ou alors avec une pagination élevée, ce qui me semblait une charge de travail trop grande. Le dyptique en BD m'attire beaucoup, je trouve que c'est un format parfait. Mais c'est vrai que l'idée première de Nico était d'en faire une série pour un magazine. Seulement, quand vous savez parfaitement le début, le milieu, et la fin, vous commencez à voir l'histoire comme un tout, et le reste parait superflu. Pas de raison d'en rajouter. De mon côté, j'ai toujours vu Rock & Stone comme un road movie. Ca fait partie de ces choses qui m'ont tout de suite attiré quand Nico me l'a proposé. Il y a pleine de choses dans cette histoire. D'abord, c'est une BD classique, populaire. J'aime cette BD, fan que je suis de Charlier et Goscinny. C'est aussi de la SF, avec des robots, de l'action, et j'aime dessiner ce genre de trucs!  Mais il y a aussi, au centre de l'histoire, de l'émotion, de l'humanité. C'est d'abord pour moi l'histoire de Stan apprenant à grandir, une réflexion sur l'humain et la technologie, et également de notre impact sur notre environnement, sur les gens qui nous entoure, et la responsabilité qui va avec. Les personnages ne sont pas monolithiques mais humains, avec leurs failles, leurs part d'ombre, ce qui rends, à mes yeux, les gens beaux. Enfin, j'ai tout suite vu quelque chose qui me fait penser à Myazaki : une histoire, bien qu'assez sombre, qui puisse toucher les enfants et les adultes, parce que ces deux thématiques sont au cœur du récit.

 

Comment travaillez vous ? Stakhanoviste forcené ou brillant dilettante  ?

 

Plutôt dilettante, malheureusement! Mais avec le temps et les impératifs lié au métier, j'essai de me tourner vers un travail plus cadré, plus raisonné, plus constant.

 

Avec quels outils fonctionnez-vous ?

 

Crayon, criterium surtout, pour les crayonnés. Un encrage au pinceau, et avec de l'encre diluée pour les lavis pour placer les ombres. J'utilise aussi l'outil numérique, en amont avec la 3D ou pour préparer ma planche, et enfin pour finir et faire des corrections.

 

 

 

1427 rot

 

 

Quels sont vos modèles ? Que et qui lisez-vous ?

 

Mes modéles sont plutôt à chercher du côté de mes amis! Mais en lecture, je suis éclectique, et ça change tout le temps! Je viens de lire "Mon ami Dahmer" de Derf Backderf qui m'a vraiment impressionné. Mais je lis moins de bd depuis quelques temps. Je pense que c'est parce que quand vous avez une journée à en dessiner dans les pattes, en lire vous rappelle un peu le boulot! Je lis beaucoup de livres, j'en écoute aussi pas mal en audio livre en travaillant, de tous genres. 

 

Vous devez emmener 5 BD sur une île déserte ? Alors lesquelles ?

 

Bone

V pour Vendetta

Watchmen

Calvin & Hobbs

Là où vont nos pères...

 

Et si t'es ok, j'embarque un bon stock de papier et de crayons pour m'en dessiner de nouvelles...

 

Bien sûr !!! vous pouvez prendre du papier et vos crayons. Hormis le tome 2 de Rock et Stone, c'est quoi votre futur artistique ? 

 

Nous avons de nombreux projets avec Nico, dont une série que nous rêvons de réaliser depuis plusieurs années... Pour l'instant, rien de précis encore, et je suis ouvert également à d'autres collaborations qui pourraient se présenter. De mon côté, je me penche surtout sur l'écriture, pour de la BD, mais aussi depuis quelques temps, pour la réalisation de courts métrages, pour m'essayer à ce medium.

 

Très bonne idée. Merci Yann pour ces réponses. A bientôt avec Oncle Fumetti.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 10:18

Le synopsis de Delcourt :

 

 

«2215. La planète de Caldoria a vu sa population exterminée par une Intelligence Artificielle expérimentale. Parmi les rares survivants, Stan, un jeune garçon, isolé depuis un an, reçoit la visite d'un robot de modèle industriel, qui, étrangement, ne semble pas obéir à l'IA. Stan l'accepte à ses côtés, et lui donne le surnom de Rocky. Ensemble, ils partent à la rencontre d'éventuels rescapés... »

 

9782756027142v.jpg

 

Joli livre bien colorisé par Gaétan Georges que celui-là. Les deux auteurs nous livrent un copie propre bien ficelée. C'est évidemment compte tenu du thème, de la Science Fiction. On a le sentiment que cela part dans une veine proche de Terminator. On se dit encore une histoire sur l'Humanité massacrée par les robots. Cela peut être un frein à la lecture. C'est vrai qu'il y a des similitudes. Toutefois Nicolas Jean au scénario sait tourner son histoire. L'univers de notre jeune héros est intéressant. On découvre son quotidien et on le trouve d'entrée sympathique. Puis apparaît le robot. Et l'action démarre sur des chapeaux de roue. Le dessin est limpide. Yann Valeani a du savoir-faire. C'est esthétiquement de la bonne BD réaliste. La progression est intéressante. On sait que c'est un dyptique et on se dit déjà que cela va s'arrêter à l'album prochain et c'est un regret. On suit tout cela avec plaisir. Les flashbacks multiples nous ramènent au passé et font que l'on s'attache à notre jeune camarade...On en découvre d'autres. C'est un excellent premier livre. On attend le second tout en regrettant déjà qu'il fut le dernier. Dis Monsieur !! On peut pas le faire un peu plus long ???

 

Nicolas Jean est un jeune scénariste dans le métier. On connait son goût pour 2000AD une revue de SF anglaise. Rock et Stone est sa première incursion dans le 9ème Art.

 

Yann Valéani né en 1974. Il dessine très tôt et souhaite vivre de son dessin. Il enchaîne les petits boulots et finit par monter son studio, Le Zarmatelier à Marseille avec des camarades. Il sort Derm.

C'est le début de l'histoire. 

 

Gaétan Georges est né en 1987. Il a travaillé sur plusieurs projets comme  Angus, Bad Ass,  Les enfants d'Evernight, Masque...

 


Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:06

Le synopsis de Dargaud :

 

 

«Lantz est dessinateur de BD ; c'est lui qui a imaginé Le Nouveau Nouveau Testament, best-seller dont dépend l'économie entière. En panne d'inspiration, il est brutalement débarqué de sa série. Rongé par le doute, il ne sait plus ce qu'il veut, et ses nombreuses frustrations le rendent misérable. Vie de bureau, usine, pressions en tout genre – de la hiérarchie, des femmes, des responsabilités que l'on s'impose... Lantz nous renvoie à notre quotidien. Réussira-t-il à trouver une voie de sortie honorable ? »

 

lune-l-envers-tome-1-lune-l-envers.jpg

 

Difficile de ne pas parler dans ce blog du nouveau livre de Blutch. A quelques jours d'Angoulême, il fait l'actualité. Même Le Monde s'en est emparé. C'est donc un «One Shot ». Il s'agit d'un livre de SF si Oncle Fumetti a bien compris. C'est une satyre de la vie moderne dans un monde qui ressemble au nôtre. C'est un conte sur la civilisation moderne et ses outrances. On parcourt tout cela avec intérêt et surprise. On suit les deux personnages, Liebling et Lantz avec une sensation de déjà vu mais surtout de nouveauté et de modernité. Cela ressemble à une BD des seventies mais en même temps c'est très actuel. Dès la première planche on est captivé. La page 1 avec Liebling qui peint est incroyable de simplicité et de sophistication. Le trait est nerveux et simple mais on en perçoit la complexité. C'est esthétique et puissant. A la fin on a envie de relire l'album, de le reparcourir une deuxième fois et de revoir pour mieux percer les secrets de cette histoire et de mieux comprendre ce magnétisme qui nous retient à ces pages. C'est incroyable. C'est la magie de Blutch. Il sort en deux versions...Un classique et une version de collection à tirage réduit. On vous a mis les deux couvertures. 

 

Blutch, Christian Hincker est né en 1967 à Strasbourg. Il publie depuis une vingtaine d'années. Il est découvert lors d'un concours de Fluide Glacial. On le dit influencé par Jean Claude Forest et Daniel Goossens. A chacun son avis. Il a beaucoup publié et a été primé. Il a travaillé avec Le Seuil , Futuropolis, L'Association et donc Dargaud. Il est un dessinateur-phare de son époque.

 

lune-l-envers-tome-1-lune-l-envers-edition-n-b.jpg 

Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti
28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:41

le synopsis (partiel) de Futuropolis :

 

 

«Sur une plage, un homme se sent mal. On appelle les secours, il est conduit dans une clinique spécialisée. On suspecte une schizophrénie subite, avec des attitudes obsessionnelles compulsives à orientation monothématique… L’homme, Silvano Landi, est un écrivain qui n’écrit plus. Un inventeur d’histoires qui vivait en écoutant des histoires et en en racontant à son tour. Un créateur de mondes qui n’est plus capable à présent que de dessiner sur une feuille la stylisation de deux obsessions : un arbre mort et une station-service. De les dessiner des centaines, des milliers de fois... »

 

Couv_205839.jpg

 

 

Très bel ouvrage que celui-là. Il semble de Futuropolis se décide à aller vers le roman graphique.

Le futur ne serait plus la BD classique avec ses cases et ses phylactères pour cet éditeur mais la création artistique pure sans code et la narration d'histoire. Gipi sait faire. Ce créateur nous livre un album de création pure. C'est à la fois un conte et aussi une succession de pages magnifiques graphiquement. On tourne les pages avec envie et on suit le fil de l'histoire ravi et étonné de ce que l'on découvre. C'est novateur et passionnant. Ce sont autant de planches ou de représentations graphiques qui alimentent le récit et permettent à l'imaginaire de vagabonder. C'est un moment de pur récit et une découverte artistique. Ce qui rend le concept intéressant c'est que le lecteur est complice de l'auteur et a d'une certaine façon de l'autonomie

dans son avancée dans la narration et dans l'histoire. C'est différent. Peut être plus participatif dans la mesure où l'imaginaire du lecteur à sa place. Bel ouvrage en effet. Belle découverte. C'est un 128 pages.

 

Gipide son vrai nom Gianni Alfonso Pacinotti est un surdoué. Il est italien et dès 1994 il publie ses premiers strips. Son talent est plus que reconnu ; ses récompenses sont légions ; Son livre  Notes pour une histoire de guerre reçoit un prix à Angoulême en 2006 pour le meilleur album, prix Max und Moritz à Erlangen pour le meilleur album étranger, le prix au Romics pour le meilleur livre de l'Ecole italienne en 2004....un autre prix à Naples et même une nomination au Eisner awards toujours en 2006. Un plébiscite. Un artiste à suivre de très près.

 

790357_05.jpg 

Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 15:46

le synopsis de Glénat :

 

«Pornographique. Brüno, qui nous avait déjà régalés avec sa déclaration d’amour aux séries Z dans Lorna, récidive en s’attaquant à un autre genre de cinéma « bis » : le porno. Un genre qu’il parvient à transcender par l’élégance et la force d’évocation de son trait faussement minimaliste. Car ici, dans Pornopia, nul besoin de parole, ni de scénario. Les images parlent d’elles-mêmes. À travers une succession de vignettes muettes – de l’ébat « classique » à des scènes parfois très crues –, Brüno rend hommage à ce genre considéré comme mineur, mais réservé aux majeurs. Un panorama du porno dans tous ses états à destination d'un public averti… »

 

 

Couv_205218.jpg

 

La pornographie est à la mode...Entre les hommes politiques qui avouent aller sur Youporn et

le dernier film à la mode Don Jon,ce genre entre dans les mœurs de plus en plus ou plutôt il sort de son ghetto. A vous de voir si cela vous intéresse ou pas. Dans le 9ème art, il y avait la BD érotique ; à quatre sous ou pas. Oncle Fumetti a déjà écrit sur «Sam Bot », sur Leone Frollo ou sur l'institutrice de Bruce Morgan par exemple. Brüno franchit un cap. Le Vieux Fumetti a parcouru le livre. C'est très réussi. Les pages sont esthétiques. Ne nous y trompons pas, c'est cru. Bondages, SM, tout y est... Le travail graphique est excellent. Les codes couleurs sont intéressants. Alors évidemment pas de mouvements, pas de son. C'est une BD. Mais s'attaquer à ce mode d'expressions de cette manière est intéressant. Pas sûr que le tirage soit à la hauteur mais allez savoir. En tout cas ceux qui ne seront pas « choqués » par les dessins trouveront que c'est très bien réalisé. En fait, c'est comme pour le cinéma, les amateurs aimeront et achèteront, les autres regarderont poliment et en resteront là. Ce n'est pas grave, à chacun son plaisir. Cela sort le 5 février.

 

Brünode son vrai nom Bruno Thielleux en né 1975 en Allemagne. C’est à Rennes qu’il obtient une maîtrise d’arts plastiques. Il a également un parcours riche dans le monde de la BD. A 21 ans il fait déjà paraître ses premières œuvres aux éditions La Chose. En 2001, il travaille pour Vents d’Ouest sur une série policière. Il réalise une série à «quatre mains » disponible sur internet avec Pascal Jousselin. Puis il collabore avec Dargaud avec Appollo. Il sort aussi Atar Güll avec Fabien Nury. Un album très récompensé. Je vous invite à aller visiter son blog pour mieux le connaître :

http://www.brunocomix.fr/

 



Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:38

9782723490788-L

 

Le synopsis de Glénat :

 

«Paris, gare de l’Est, 1920. Gontran Saint-Clair, savant reconnu, est retrouvé mort empoisonné au curare dans un train de la ligne Paris-Berlin. Ce meurtre survient peu après le décès suspect de deux autres savants : Aristide Vernon et Bruno Vaillant. Plus tard, c’est le professeur Émile Lenoir qui succombe d’une piqûre de scorpion, en plein Paris… Or ces savants avaient un point commun : ils travaillaient tous sur la conquête spatiale ! Ferdinand Straub, ancien as de l’aviation française reconverti en détective, mène l’enquête et découvre que le responsable de ces crimes serait un certain docteur Radar, un mystérieux et dangereux individu passé maître dans l’art du déguisement. Entre le talent de son adversaire et l’incompétence de la police parisienne, Straub va devoir redoubler d’ingéniosité et de vigilance pour capturer le redoutable docteur Radar… »

 

C'est dans la collection «Hors collection »...Cela ne s'invente pas, que Glénat a sorti cet album

un peu hors du temps. C'est un élégant mélange de Fantômas, de Sherlock Holmes voire de Rouletabille dans l'esprit que nous propose ces deux auteurs. C'est excellemment croustillant. Le trait de Bézian est jouissif. Ce graphisme difficilement explicable tant il faut le voir, donne une incroyable puissance au récit. C'est très déroutant. Presque fascinant. Cela confère à la narration une impression de vitesse, d'urgence. La colorisation monochrome qui change d'une page à l'autre

est incroyablement moderne. Nous sommes très loin de la ligne claire mais cela ne sert à rien de comparer les deux tant le style de Bézian est inclassable. L'habilité de Simsolo tient dans la maîtrise de ce « cheval fougueux ». Virtuosité graphique, vitesse, originalité tout le monde a été boosté car même l'éditeur a choisi un format «al dente» pour cet album. Bel objet. La BD dans ce qu'elle a de meilleure.

 

Noël Simsolo est scénariste mais aussi réalisateur, comédien et romancier. Il est né à Périgueux.

en 1944. Ce touche à tout a notamment écrit plusieurs aventures du Poulpe ou de Edgar Flanders.

C'est son deuxième album avec Bézian.

 

Frédéric Bézian est né en 1960. Il nous vient de Saint Luc. Il y suit les cours de Claude Renard, cher à Oncle Fumetti... Il a collaboré avec plusieurs maisons d'édition comme Les Humanoïdes Associés, Delcourt, Soleil ou Albin Michel et d'autres pour une quinzaine de livres.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 15:54

gotlib214144

 

"On peut remarquer par exemple qu'il y a très peu de décors dans ce que je fais. Ça vient tout simplement du fait que je sais pas les dessiner et que je les fais très mal. Donc je fais pas de décor et je rassemble ça. Par exemple, la coccinelle a été un substitut au départ, parce que j'étais un peu gêné de jamais faire de décor. Je trouvais que c'était trop vide et j'avais l'impression un peu de voler le lecteur. Alors, j'ai commencé à mettre la coccinelle alors ça faisait un deuxième gag dans le gag."  Gotlib.

 

Marcel Gotlieb dit Gotlib est né à Paris en 1934. Il est auteur de Bande Dessinée. Il est connu pour ses participations aux journaux, Fluide Glacial qu'il crée en 1975, l'Echo des savanes ou Pilote. Il est le créateur de Gai-Luron, Les Dingodossiers qu'il crée avec René Goscinny ou la célèbre Rubrique-à-brac. On lui doit aussi Pervers Pépère ou Superdupont.  

 


Partager cet article
Repost0
Published by Oncle Fumetti - dans BD