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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 11:12

Aujourd'hui, Oncle Fumetti a souhaité donner la parole à une maison d'édition qui ne fait pas partie du club des "Big Four" du monde de la BD. Marie Moinard dirige "Des Ronds dans l'O" une société de ce secteur qui est très active. Son expérience est riche de qualités et de succès. Son avis est toujours prisé dans cette activité qui nous passionne.


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Bonjour Marie, qu'est ce qui aura marqué votre maison d'édition en 2012 ? 2012 aura-t-elle été un grand cru ?


Plusieurs choses ont marqué Des ronds dans l’O. Le développement du secteur jeunesse tant au niveau albums que bande dessinée. Nous avons lancé une nouvelle série de bande dessinée muette pour les plus petits avec Loïc Dauvillier au scénario : Monsieur Lapin ; Nous avons reçu le prix Tournesol à Angoulême 2012 pour Tchernobyl la zone de Natacha Bustos et Francisco Sanchez, deux auteurs espagnols ; la publication de Moi Jeanne d’Arc de la scénariste Valérie Mangin (Alix Senator – Casterman) avec Jeanne Puchol au dessin ; la traduction d’un titre brésilien de André Diniz, multi-primé au Brésil : Photo de la favela, biographie de Mauricio Hora, immense photographe humaniste, tout à fait exceptionnel avec un lancement de ce titre en présence des auteurs venus du Brésil avec la participation de la fondation JR et la traduction de trois de nos titres en Suède.  

 

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Comment la crise impacte-t-elle un éditeur comme « Des ronds dans l'O » ?


La crise est surtout menaçante au niveau des retours plus importants cette dernière année et naturellement, en fonction de ces retours, la problématique de la trésorerie à gérer au jour le jour.  

 

Quelles ont été les sorties marquantes de 2012 ?


Les titres dont j’ai parlé à la première question mais aussi la fin de la série KZ Dora, titre très important notamment au niveau du devoir de mémoire sur la résistance déportée et sur le camp de concentration de Dora. Cela dit,  je ne peux pas distinguer les titres entre eux, nous en publions peu, ça sous-entend qu’ils sont tous marquants. 

 

Comment vous différenciez-vous des grands de l'édition ? Par l'offre ? Par la qualité des livres ? 


Par la ligne éditoriale avec le développement des titres humanistes comme Droit d’asile de Etienne Gendrin et plus particulièrement des titres féministes ou mettant des personnages féminins forts et revendiquant leurs droits. Je pense par exemple à La vallée des papillons d’Arnaud Floc’h, Moi Jeanne d’Arc, En chemin elle rencontre… et plusieurs autres.

 

  MarieMoinard5-copie-1.jpg  MarieMoinard4

 

Que préférez-vous mettre en avant ? Les scénarios, les dessins ? Les deux ?


J’ai un goût prononcé pour les histoires mais je mets le dessin et le scénario en avant sans vraie distinction. Les choix sont larges et éclectiques. Tant que le récit est solide, le style de dessin n’est pas le critère prépondérant mais il faut qu’il fonctionne. 

 

Vous publiez des rééditions ? Je pense à Ivan Zourine. Est-ce difficile de reprendre des droits sur une œuvre ? Est-ce un choix économique ou éditoriale ? 


Non, reprendre les droits sur une œuvre du patrimoine est, en général, assez simple car les œuvres ne sont plus publiées et les séries souvent abandonnées. Il faut juste convaincre les auteurs ou les ayants droit. C’est plus souvent un choix éditorial, de passionné, qu’économique dans la mesure où les ventes sont relativement faibles mais le plaisir est immense.

 

Comment trouvez-vous votre lectorat ? Et comment l'intéressez-vous à votre liste éditoriale ?


Les lecteurs nous trouvent dans toutes les librairies. Parfois dans les salons, souvent sur les réseaux sociaux, grâce aux articles de presse et aux blogs. Notre catalogue est une proposition,  les lecteurs choisissent en fonction de leurs centres d’intérêts. Nous avons deux pôles principaux, la bande dessinée et l’album jeunesse. Album que nous allons développer pour l’adulte. 

 

Quels sont les coûts qui impactent le plus une maison d'édition comme la vôtre ? 


La marge du diffuseur/distributeur incluant la marge des librairies, avec les retours, les frais sur les retours et le coût du stock. 

 

Vos prix publics sont comparables à ceux de vos concurrents plus importants en taille ? Quelle est votre recette ?

Je fais probablement moins de marge !  
Comment êtes-vous distribués ? Etes-vous «condamné » au site internet ?

Nous sommes diffusés et distribués par Interforum, un gros groupe qui nous permet d’être dans toutes les librairies, en admettant que les librairies choisissent nos titres quand les représentants leur présentent. Le site internet est une vitrine de la maison d’édition. 
Comment déterminez-vous vos choix éditoriaux ?

Il faut que les projets que nous recevons nous séduisent sur le plan graphique et sur le thème traité. Il est important d’avoir un peu d’originalité. On préfère des projets qui permettent de garder l’esprit critique en éveil, qui témoignent ou qui permettent de se distraire en privilégiant la qualité, l’humour, la tendresse, la poésie. 
Quelles seront les perspectives et les sorties majeures en 2013 pour Des ronds dans l'O ?

A nouveau, je dirai que tout est majeur mais malgré tout cette année, nous terminons la trilogie sur les violences faites aux femmes, En chemin elle rencontre…, travail majeur sur ce thème et nous sommes contents d’avoir pu aller au bout malgré les multiples obstacles (manque de soutien de la chaîne du livre, le CNL notamment, quelques mauvaises rencontres et bien sûr un financement particulièrement compliqué) ; Balilla, les enfants du Duce de Nathalie Baillot, qui parle du thème de l’embrigadement des enfants sous le régime fasciste de Mussolini et une adaptation littéraire de Jef (9/11 chez 12Bis) et Thomas Kotlarek – best-seller chez Fayard -  dont nous reparlerons plus tard. Et en jeunesse, j’ajouterai le deuxième épisode de Monsieur Lapin de Loïc Dauvillier et Baptiste Amsallem, dont le pilote du dessin animé sera prêt dans quelques mois. Mais nous avons un beau programme en 2013 et bien d’autres titres.  
Merci beaucoup Marie Moinard pour vos réponses et votre collaboration.


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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 21:47

Le synopsis de Dargaud :

 

« Avec Les Bois de justice, 1er tome de La Colère de Fantômas, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau annoncent le grand retour du maître du crime et de l'effroi...Ce 1er épisode de La Colère de Fantômas s'ouvre à Paris en 1911. Le peuple s'est rassemblé pour assister à l'exécution du plus grand criminel de la capitale. Fantômas a terrorisé les foules et mis les brigades de police sur les dents pendant seize longues années. Alors que l'inspecteur Juve regretterait presque cette période terrible mais palpitante, un événement spectaculaire vient secouer les esprits. Lors d'une représentation théâtrale mettant en scène la vie de Fantômas, celui-ci surgit d'outre-tombe et massacre acteurs et spectateurs. Ce 1er volet de La Colère de Fantômas nous offre une intrigue digne des meilleurs romans noirs, mais aussi une BD historique qui suscite à la fois terreur et fascination ; une série librement inspirée de l'oeuvre de Marcel Allain et Pierre Souvestre. »

 

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Fantômas est un personnage de roman. Il naît en 1910. C'est une sorte de Moriarty à la française, un malfrat. Il est très vite un succès de librairie et est très apprécié des intellectuels de l'époque puisque Robert Desnos et Jean Cocteau, notamment lui rendirent hommage. Il tombe assez rapidement dans l'oubli et il revient à la vie via quelques films avec Louis de Funès et Jean Marais. Il retombe dans l'oubli de nouveau mais c'est sans compter avec Olivier Bocquet le scénariste et Julie Rocheleau la dessinatrice, qui le ressuscitent via ce très bel album. Le récit et l'adaptation sont très réussis. Le livre se lit très facilement et agréablement. C'est bien découpé. L'histoire est bien menée tout au long des pages et l'on sait que la narration est toujours une difficulté. Le style très personnel et original est très beau à l'oeil. La créatrice a réussi un très beau travail ; C'est original sans être pompeux. Le Vieux Fumetti aime beaucoup. C'est une bonne idée

que cette création. Cela renouvelle une figure ancienne de la littérature en apportant beaucoup de modernité par le style graphique. Une sortie le 18 janvier.

 

Olivier Bocquet est un jeune auteur. Il reçoit le prix thrillermania organisé par les éditions Pocket et le site web evene.fr après avoir été choisi par les internautes pour son livre Turpitudes.

 

Julie Rocheleau est né en 1982 à Montréal. Elle est illustratrice. Elle travaille dans l'animation et dans le monde du court métrage. Elle est storyboardeuse. Elle intègre le monde de la BD en 2008. Elle reçoit le Joe Shuster Award,récompense canadienne, comme coloriste, et la voilà chez Dargaud...

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 08:08

Il est des héros de BD comme des civilisations, un jour ils disparaissent. Est-ce par lassitude, est-ce parce que les êtres qui les créent et les dirigent disparaissent en premier ou parce que le souffle de la vie se réduit. Nous n'en savons rien. Sûrement et plus certainement parce qu'ils passent de mode. Il en a été ainsi des Franval.

 

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Ces personnages et plus exactement cette famille apparurent dans le journal de Tintin. Ils ont fait les beaux jours de l'éditeur Le Lombard mais aussi de Dargaud dans les années 60 et 70. Ils furent repris par Bédescope dans les années 80. Il s'agissait des deux parents, le père est prénommé Marc. Il est photographe, reporter et il entraîne sa femme et son fils dans de multiples aventures partout dans le monde de Bornéo à l'Afrique en brousse comme dans le désert. Cette série parut dans la série Jeune Europe. Elle connut un véritable succès à une époque où la télévision est encore réduite à une seule chaîne et où Internet ne permet pas encore de voyager sans quitter sa chambre. Le père continua un temps seul des aventures. Il y eut 12 albums avant que la série ne s'arrête. Les deux créateurs sont deux pointures de l'époque. Ils sont entrés, de leurs vivants, tous les deux, au Panthéon du 9ème Art depuis longtemps.

 

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Edouard Aidans le dessinateur est né le 30 août 1930. Dès 16 ans il dessine pour le journal Spirou. Il rejoint le journal de Tintin dont il devient un fidèle collaborateur. Il crée de nombreux personnages et séries tels que Tounga, Tony Stark, Bernard Prince, La Toile et la Dague, Les Saintes nitouches et les Franval. Il a collaboré avec Greg, Duval, Dufaux ou Van Hamme. Il reçoit en 2006 le Prix de la Chambre belge des Experts en BD pour l'ensemble de son œuvre.

 

Yves Duval est né en 1934 en Belgique. Il devient très vite un scénariste de BD reconnu et admiré de ses pairs. Il collabore à de nombreuses séries  ; les Franval, Howard Flynn, Don Silver, Rataplan et de nombreux BD dans la série 'les meilleurs récits de... » avec des dessinateurs, les meilleurs de son époque, Hermann, Funcken, Attanasio, Paape, Vance, Delaby, Franz, Graton ou Beck. Il nous quitte en 2009.

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 07:34

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 19:03

Le synopsis de Glénat :

 

« La belle Mianne s’apprête à épouser le Sire Anislaar, et dans les allées de l’église bruissent de drôles de rumeurs... On dit que les futurs mariés se sont rencontrés la première fois il y a une dizaine d’années, alors qu’Anislaar venait de trancher la tête du père de Mianne, que Mianne aurait déjà tué par vengeance les proches du roi qu’elle s’apprête à épouser, qu’on peut contempler le récit d’une vie de rage sur les broderies de sa robe, patiemment élaborée dans sa prison dorée… Si ces rumeurs disent vrai, on se demande comment il est possible que Mianne et Anislaar aient décidés d’aller jusqu’à l’autel, et surtout, si le moment venu, ils se diront vraiment « oui » pour cette vie… »

 

Amour-a-mort.jpg

 

Le Vieux Fumetti va finir en beauté l'année Il s'est attaché à chroniquer un dernier bel album. Il s'agit d'un livre un peu particulier. Un très beau conte s'est noué autour de cette première collaboration entre Morvan et Huang. C'est une histoire onirique, moyenageuse. Il en serait à moins compte tenu que la Princesse Mianne a tout d'une elfe. C'est une histoire d'amour et de haine entre deux êtres. Les deux protagonistes ont tout pour se haïr. L'un a tué et décapité le père de l'autre. Le Sire Anislaar a perdu des proches tués par sa promise. Bref une histoire funeste et violente. Les dessins de Huangjiawei sont superbes. La colorisation rose et grise rend l'atmosphère de cet ouvrage très particulière. C'est un livre à part. L'histoire on l'aura compris est peu banale et l'alchimie entre l'auteur européen et le dessinateur chinois tend encore à accentuer cette atmosphère peu ordinaire. C'est un exercice de style intéressant. Fumetti dirait que l'intérêt du livre, au delà de l'histoire, tient à cette rencontre entre deux personnalités et deux cultures. Le travail en commun a du être intéressant dans la confrontation des idées et des sensations. C'est à découvrir. Bonne lecture.

 

Jean-David Morvan est né le 28 novembre 1969 à Reims, en Champagne. C’est à l’âge de 11 ans qu’il découvre la bande dessinée par le biais d’un ami qui lui prête un album de Valérian. Il sait dès lors ce qu’il veut faire plus tard. Après un bac philo - arts plastiques, il part étudier pendant quelques mois à l’école Saint-Luc à Bruxelles, en section BD, puis à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. A l’origine, il s’oriente plutôt vers le dessin avant de laisser définitivement les pinceaux pour la plume du scénariste.

 

Huang Jiawei est diplômé des Beaux-Arts de Canton. Il est donc chinois. C'est un spécialiste du Manhua. 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 05:28

Il est des personnages dont on ne cerne pas toujours les tenants et les aboutissants... Blake et Mortimer sont de ceux-là. Ces personnages emblématiques de la bande dessinée franco-belge sont hors du temps, hors de bien des références. Quand on y pense ils auraient aussi bien pu avoir été dessinés par un anglo-saxon. Ils ont aussi mis du temps à sortir de l'ombre de Tintin qui d'une certaine façon leurs ressemble. Ils sont complexes à appréhender. Nous en reparlerons une autre fois.

 

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 Leur «géniteur » est né en 1904 à Bruxelles. Il commence par être chanteur d'opéra jusqu'en 1940. Il se découvre un talent plus que certain pour le dessin. Durant la guerre il prête sa main sûre pour finir le dessin de Flash Gordon. Très tôt il collabore avec Hergé. Ce que l'on ne sait pas toujours c'est qu'il réalisa les décors de 7 boules de cristal ou du Temple du Soleil. Il travailla aussi à la refonte de certains albums. Très tôt il pense à publier les aventures de deux hommes, dissemblables mais complémentaires ; l'homme d'action et le savant. On lui connaît une première version de ses personnages de Blake et Mortimer via deux prédecesseurss qui seront Le Major Walton et le Professeur Marduk. Simple galop d'essai. C'est autour de 1946 que naissent nos deux héros. Leurs aventures et leur univers très masculin sont publiés dans Le Journal de Tintin à raison d'une page par numéro. Oncle Fumetti n'apprendra rien à son lecteur en écrivant que le style de Jacobs est une belle Ligne Claire  classique et typique de la BD franco-belge, et particulièrement à cette époque. Le premier album et publié par les éditions du Lombard en 1950. Il s'agit de « Le secret de l'Espadon ».

 

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Il y aura 8 albums réellement travaillés par Jacobs. Ils seront tous publiés par Le Lombard puis par les éditions Blake et Mortimer » qui les mettent en valeur spécifiquement. Au décès de Jacobs, les personnages perduront en l'état et seront repris. La publication existe encore aujourd'hui. Ils sont confiés actuellement et principalement à Yves Sente et André Juillard, même si Jean Van Hamme scénarise aussi parfois. On annonce même un album en 2013 avec Dufaux à la plume. Nos deux héros sont donc bien connus mais un petit rappel n'est jamais mauvais. Sir Francis Blake est un militaire de la Royal Air Force mis à la disposition du MI5, le contre-espionnage anglais. Il est rejoint par le professeur Philip Mortimer, un spécialiste en physique nucléaire. Ces deux hommes sont régulièrement au prise avec le Colonel Olrik.La réussite de ce concept est le mélange entre aventure romanesque et la science. Le génie de Jacobs tient au fait qu'il fait entrer ses personnages et ses aventure dans le monde réel en donnant à son univers une véritable vraisemblance. Blake et Mortimer pour le moins, franchissent les décennies pour le plaisir des lecteurs. Il est remarquable de constater que le succès ne ralentit pas malgré le côté passéiste de ce style de dessins. Edgar P. Jacobs nous a quitté en 1987 sans s'en doute imaginer que ses personnages auraient franchi les portes du XXIe siècle pour notre plus grand plaisir.

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 17:54

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 16:06

Le synopsis de Kronik :

 

« Bienvenue dans le chaudron magique de ce huitième numéro de Kronik ! Ici bouillonne une potion détonante à base d'ingrédients très particuliers : Sorcières ahuries sauce haleine de poney, agents anti-mythes », un poil méchant et jeunes filles en fleur pas vraiment farouches. Le tout arrosé d'un brin d'idiotie, mijote sur un joyeux feu de camp improvisé. 

Sorciers et sorcières en tout genre, voici votre nouveau GRRRimoire...Bonne lecture. »

 

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Depuis 2007, l'association Kronik nous livre son opus bi-annuel. Ce recueil présente les talents d'auteurs qui s'expriment au travers de la BD. Ce groupe d'artistes nous livrent leurs créations dans cet Art que nous aimons tous mais pas que....Photographies, illustrations sont de leurs domaines de compétence aussi. Des visions alternatives et underground de l'art contemporain. C'est une bonne façon de s'aérer l'esprit et de découvrir des personnalités fortes qui s'expriment sans complaisance et sans retenue.

L'association s'articule autour de Virginie B, Jokoko et Méli...Des artistes les rejoignent pour nous présenter des créations qui surprennent, font s'interroger..Rire aussi.  Ce collectif de 9 artistes se réunit à travers de nombreuses activités, notamment lors de la réalisation de fresques et de peintures en live lors de concerts...

 

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Le dernier numéro, le 8, nous présente des Bds sur la thématique de «La Chasse aux Sorcières »...C'est l'occasion de réviser notamment le conte de Blanche Neige avec les Blazes Brozeurs avec «Tarte Tapin ». Le Vieux Fumetti a particulièrement apprécié « Super Gros Con ». Bien entendu il aura porté un regard plein de bienveillance sur la création de Jean Jacques Sanchez ( une de ses planches en fin d'article) qu'il suit de longues dates mais aussi de Camille Déjoué. Le casting est de choix : Syl, Pierre Lehoulier, Virginie B, Mallar, Camille Déjoué , Krokaga, Méli, Rouffiac et Sanchez, Tushgun, Aurelio, Gromain et Jokoko...Sans oublier le feu d'artifice final avec un « One Shot Guests »...Et là, Mr Fumetti vous laisse découvrir les participants.

Donc on se résume....De la bonne BD Underground., de la créativité, du débridé à toutes les pages. Je vous colle l'adresse ci-dessous. C'est cadeau (de Noël). Bises du Vieux Fumetti. 

www.kronikkomikcom

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 08:19

C'est aujourd'hui Lionel Arnaud Directeur Marketing de Glénat qui dresse le bilan de l'année qui finit et qui nous donne quelques perspectives pour l'année 2013 qui s'annonce. 

 

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Quelles ont été les sorties majeures de l'année 2012 pour votre société ?

 

2012 a été une très grande année pour le groupe Glénat avec les sorties de blockbusters très attendus comme le nouveau Titeuf qui sera la meilleure vente de l’année suivi de près par le tome 6 de Lou!. Nous avons aussi une belle rafale de suites de séries à succès comme « Il Etait une Fois en France », « Julius », « le Grand Mort » et « Conquistador ». L’année a été également marquée par l’arrivée au catalogue Glénat de Bouncer, et le lancement de deux nouvelles collections thématiques : « Explora » autour des grands explorateurs méconnus et « Plein Gaz » autour des courses automobiles ‘vintage’. Par ailleurs, le travail patrimonial autour des grands auteurs Disney a porté ses fruit et est une belle réussite en librairie, avec comme apothéose la sortie récente de « La Grande Epopée de Picsou » par Don Rosa. Enfin, le manga continu d’être un pilier très fort de notre catalogue avec le succès fulgurant de One Piece et l’explosion de Chi une vie de Chat.


 

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Quel aura été le niveau des ventes en nombre d'ouvrages en 2012 chez Glénat ? Est-ce une stagnation par rapport aux années précédentes ? Quelles sont les parts de marché de Glénat en 2012 sur le marché national ? Comment se situe Glénat par rapport à la concurrence ?

Glénat aura vendu en 2012 plus de de 6 millions d’exemplaires de BDs et mangas, uniquement en France ! Un record qui nous permet d’atteindre une part de marché de plus de 17%. Plus important encore, nous serons le seul, parmi les gros éditeurs à connaitre une progression dans un marché difficile, puisque la très grande majorité de nos concurrents voient leurs ventes ralentir, voire chuter assez fortement. Cette performance nous place en 2ndposition sur le marché, et surtout nous permet de réduire l’écart qui nous sépare du conglomérat Dargaud-Dupuis-Lombard.

 

Au-delà de Glénat que retenez-vous de l'année BD 2012 ?

 

2012 a confirmé que le marché se complexifie de plus en plus : la crise économique lancinante depuis 4 ans a désormais un effet important sur les ventes de BDs, car beaucoup de lecteurs « occasionnels », qui achetaient auparavant quelques BDs de temps en temps, ont fortement restreints voire stoppés leurs achats pour maîtriser leurs dépenses.

 

Un second phénomène est à l’œuvre et rend la croissance du marché difficile : la concentration toujours grande des ventes autour des grosses séries déjà connues, puisque le top 20 des séries les plus vendues pèsent 40% des ventes totales, et même plus pour le segment des BD Jeunesse. Nous continuons néanmoins à proposer de nouvelles séries et des BDs originales aux lecteurs, pour que de nouveaux héros émergent et prennent le relais.

 

2012 a aussi marqué aussi les premiers véritables pas vers un marché de la BD numérique : les conditions d’émergence d’une demande solvable s’installent avec d’une part l’explosion des ventes de tablettes numériques et la multiplication des acteurs d’importance. D’autre part, les éditeurs sont en ordre de marche pour faire face à la révolution numérique et construisent une offre de plus en plus séduisante. Reste à trouver l’étincelle créative qui fera décoller cette niche et permettra de rattraper notamment les lecteurs occasionnels. Le numérique reste en effet encore pour le moment plus un laboratoire qu’un véritable marché.

 

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Quelles sont les perspectives 2013 pour Glénat dans le contexte de morosité économique ?

 

Nous essayons de lutter contre la surproduction qui déstabilise les lecteurs, en réduisant le nombre de nos nouvelles parutions. Le maître-mot reste néanmoins celui de la diversité : faire moins de titres ne signifie pas que l’on restreint la palette créative. Le groupe Glénat est très attaché à la construction d’une offre variée et de qualité, et nous serons donc présents sur tous les genres et avec une vision artistique très ouverte.

 


Quelles seront vos sorties majeures prévues  en 2013 tout au long de l'année ?

Je me focaliserai sur le premier semestre uniquement, pour lequel nous avons une bonne visibilité.

L’année va débuter en fanfare avec la nouvelle série de Fabien Nury : « Silas Corey », une BD d’aventure avec un grand A, qui met en scène un héros charismatique mais ambivalent. Les lecteurs auront la chance d’avoir 2 tomes à 3 mois d’intervalles et une premier cycle complet à la clé. Dans un registre grand public aussi grand public, nous lancerons une nouvelle grande saga familiale, comme Glénat sait les concocter : « les Montefiore », récit qui va dévoiler les dessous parfois peu reluisants de la mode et de la haute-couture. Pour un type de lecteurs totalement différent, nous allons proposer l’adaptation en BD de l’œuvre majeure de Michael Moorcock : « Elric », un héros sombre et torturé, qui est l’une des figures tutélaires de l’Heroic Fantasy, aux côtés du Seigneur des Anneaux et de Conan. Michael Moorcock a tellement été impressionné par le travail scénaristique et graphique, qu’il nous fera l’honneur d’une préface ! Nous n’oublierons pas d’avoir une pointe d’humour avec le grand retour de la série Ratafia et ses jeux de mots potaches. L’éclectisme sera bien entendu au programme avec, entre autres, une nouvelle série manga autour du rock (Woodstock), le roman graphique le plus copieux de l’année (Terra Australis et ses 512 pages), et un grand nombre de nouvelles séries prometteuses. Parmi elles, une nouvelle grande série-concept : « Les Mystères de la République », qui va dévoiler les coulisses du pouvoir à différentes périodes et avec un angle très polar. Les lecteurs pourront se régaler dès la parution avec 3 tomes simultanément. Le 2ndsemestre réservera aussi de très belles surprises, mais je vous propose de découvrir le menu complet un peu plus tard.


 

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Merci Lionel Arnaud pour cette interview à Oncle Fumetti et pour le temps que vous nous avez consacré. Bonnes Fêtes à Glénat et à vous-mêmes et à bientôt. 

 

 


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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 15:31

En cette fin d'année, Oncle Fumetti a souhaité donner la parole aux Marketeurs des Maisons d'éditions. Jean Philippe Thivet le Directeur Marketing de Casterman a accepté de répondre à nos questions. Voici son bilan de 2012 et les perspectives 2013...Pour Casterman.

 

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Bonjour Jean Philippe Thivet. Merci d'accepter de répondre à Oncle Fumetti. Que retenez vous artistiquement de l'année 2012 pour Casterman ?


Le marketeur essaye souvent de ne pas juger la valeur artistique d'un livre : ce qu'il préfère (c'est mon cas), c'est de voir qu'un livre atteint ou dépasse son potentiel commercial. Je  citerai ici les livres d'auteurs d'auteurs qui débutent, ce qui n'est vraiment pas facile en ce moment, et qui constituent des réussites commerciales et critiques.  Des premiers livres que nous avons réussi à amener à leur potentiel , nous en sommes fier ! Je pense notamment à En silence de Audrey Spiry ou à Egon Schiele de Xavier Coste. Ce sont des livres qui ont été vendus entre 5 et 10 000 exemplaires. C'est une fierté ! 

  

Quelles ont été les sorties majeures de l'année 2012 pour votre société ?

 

C'est toujours difficile de faire un tri ! Je  voudrais prendre quelques exemple, que je classerais en quatre grandes familles. Pour commencer , les livres des grands auteurs  de notre catalogue. En premier lieu Le Chat de Geluck, parce que c'est Le Chat, parce que c'est un  rendez vous incontournable et qui touche un large public (plus de 200 000 exemplaires sont vendus avant la fin de l'année).  Je citerais évidemment  Stalag 2B de Tardi. C'était un livre pas forcément évident à  proposer, mais qui va vite dépasser les 100 000 exemplaires  : le public a compris à quel point c'est un livre majeur dans l'oeuvre de Tardi : c'est un livre très personnel pour lui, sûrement un de ses plus grands livres.  Comment ne pas citer La Douce de François Schuiten , un livre de surcroit innovant , et pour lequel nous avons développé avec Dassault Systèmes un prolongement en réalité augmentée et en réalité virtuelle.  Et bien sûr Olympe de Gouges, un magnifique portrait de femme  de José Louis Bocquet et Catel , très ambitieux, Alger la noire de Jacques Ferrandez ou Furari de Jirô Taniguchi.

 

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Dans la famille Série, je vous parlerais volontiers d'Alix Sénator. C'était un pari osé. Nous sommes toujours très respectueux du travail de Jacques Martin, et ses ayant-droits ont été consultés  pour ce projet impulser par Valérie Mangin et Denis Bajram. C'est une prise de risque de faire vieillir un personnage récurrent et de modifier son apparence, mais au final, le livre s'articule bien avec la série d'origine. Troisième catégorie, les découvertes. Dans cette catégorie je placerais les albums que j'ai déjà évoqué ; le Egon Schiele et En Silence. Ce sont des prises de risque  avec de jeunes auteurs. Il y a également L'épouvantail de Cotte et Stromboni.C'est une adaptation d'un livre de Ronald Hugh Morrieson, un auteur Néo-zélandais , dans notre très belle collection Rivages / Casterman / Noir, de même que pour conclure,  le très beau Les amis de Pancho Vila de James Carlos Blake et Léonardo Chemineau. Mais j'en oublie certainement ! 

 

Quelles sont les perspectives 2013 pour Casterman dans le contexte de morosité économique ?

 

On subit un peu le contexte économique, très morose. Toutefois, le livre a beaucoup d'atouts. C'est tout d'abord un marché d'offre : on suscite l'envie. De plus, le livre et c'est flagrant dans cette période de fêtes, est un cadeau évident. On achète encore beaucoup de livres pour les offrir et c'est le cas de la Bande Dessinée.  Enfin, un éditeur comme Casterman travaille sur le long terme. Si on a une ligne éditoriale claire et un public fidèle, on souffre moins de la  conjoncture.

Ma principale inquiétude est de voir beaucoup de libraires souffir de la crise.  Ils sont un maillon essentiel, que nous soutenons à chaque fois que c'est possible.  Notre diffuseur, Flammarion, a ainsi mis en oeuvre une politique commerciale dynamique dans cet objectif. 

 

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Est-ce que les libraires souffrent de l'émergence du numérique et est-ce que le numérique est un adversaire du livre ?

 

Je ne pense pas que le numérique supplantera le livre-papier, je crois que plutôt que le numérique est aujourd'hui une offre complémentaire. Le lecteur s'approprie le livre en tant qu'objet. Il y a une vraie valeur d'appropriation dans le livre. Il y a un caractère patrimonial dans cette appropriation. Il constitue même certainement une opportunité : celle de recruter de nouveaux lecteurs de bande dessinée, certainement parmi les plus jeunes, très habitués à la lecture sur tous les types d'écran. 

 

Quels sont les best-sellers de 2012 chez Casterman ?

 

Vous serez peut être surpris en apprenant que Tintin reste une série qui se vend encore très bien.  C'est tout simplement, pour la deuxième année consécutive, la meilleure vente de série du marché de la bande dessinée ! Les nouvelles générations s'emparent de cette série "patrimoniale". Lorsqu'une famille « éclate » les livres restent chez les parents et les enfants devenus adultes les rachètent pour eux, pour leurs nouveaux foyers. Le film de Spielberg de l'année dernière a été aussi prescripteur du livre. La jeune génération a découvert ou redécouvert Tintin et a acheté  les albums.

 

Comment se situe Casterman par rapport à ses concurrents ?


Casterman accroît ses parts de marché. La situation a été difficile, il y a une dizaine d'années. Mais nous sommes de nouveau sur la bonne voie depuis quelques années. La situation s'est d'abord stabilisée et depuis trois années cela va très bien.

 

Quelles seront les sorties en 2013 ?

 

Je peux d'ores et déjà vous annoncer quelques sorties...Un nouveau livre de Geluck. Un Bilal qui s'appellera la couleur de l'air. Lastman de Balak, Sanlaville et Bastien Vives en mars dans la collection KSTR. Uropa de Bernard Islaire qui a rejoint Casterman. Universal War 2 de Bajram qui nous a rejoint également. Une série appelée Whaligoë de Yann et Virginie Augustin.  Et il y aura d'autres grosses suprises !  


Enfin quel est l'album 2012 paru chez Casterman qui vous aura marqué en tant que Directeur Marketing ?

 

C'est une très bonne question...Je retiens à titre personnel Les derniers jours de Stefan Zweig de Laurent Seksik et Guillaume Sorel. C'est un album qui a été très bien reçu par le public. Il a été également bien reçu par la critique.  Et pourtant, le pari était osé ! Il a été réussi, parce que les auteurs ont dépassé la simple adaptation d'un magnifique roman, pour créer une oeuvre complètement nouvelle, autour d'un très beau sujet. C'était à la fois très difficile et très risqué. Cela tient à de l'alchimie.

 

 

Merci beaucoup Jean Philippe Thivet de nous avoir donné de votre temps. A bientôt et Bonnes Fêtes de fin d'année à vous et à Casterman.

 

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Published by Oncle Fumetti - dans BD