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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 15:31

En cette fin d'année, Oncle Fumetti a souhaité donner la parole aux Marketeurs des Maisons d'éditions. Jean Philippe Thivet le Directeur Marketing de Casterman a accepté de répondre à nos questions. Voici son bilan de 2012 et les perspectives 2013...Pour Casterman.

 

Casterman-Logo.jpeg

 

Bonjour Jean Philippe Thivet. Merci d'accepter de répondre à Oncle Fumetti. Que retenez vous artistiquement de l'année 2012 pour Casterman ?


Le marketeur essaye souvent de ne pas juger la valeur artistique d'un livre : ce qu'il préfère (c'est mon cas), c'est de voir qu'un livre atteint ou dépasse son potentiel commercial. Je  citerai ici les livres d'auteurs d'auteurs qui débutent, ce qui n'est vraiment pas facile en ce moment, et qui constituent des réussites commerciales et critiques.  Des premiers livres que nous avons réussi à amener à leur potentiel , nous en sommes fier ! Je pense notamment à En silence de Audrey Spiry ou à Egon Schiele de Xavier Coste. Ce sont des livres qui ont été vendus entre 5 et 10 000 exemplaires. C'est une fierté ! 

  

Quelles ont été les sorties majeures de l'année 2012 pour votre société ?

 

C'est toujours difficile de faire un tri ! Je  voudrais prendre quelques exemple, que je classerais en quatre grandes familles. Pour commencer , les livres des grands auteurs  de notre catalogue. En premier lieu Le Chat de Geluck, parce que c'est Le Chat, parce que c'est un  rendez vous incontournable et qui touche un large public (plus de 200 000 exemplaires sont vendus avant la fin de l'année).  Je citerais évidemment  Stalag 2B de Tardi. C'était un livre pas forcément évident à  proposer, mais qui va vite dépasser les 100 000 exemplaires  : le public a compris à quel point c'est un livre majeur dans l'oeuvre de Tardi : c'est un livre très personnel pour lui, sûrement un de ses plus grands livres.  Comment ne pas citer La Douce de François Schuiten , un livre de surcroit innovant , et pour lequel nous avons développé avec Dassault Systèmes un prolongement en réalité augmentée et en réalité virtuelle.  Et bien sûr Olympe de Gouges, un magnifique portrait de femme  de José Louis Bocquet et Catel , très ambitieux, Alger la noire de Jacques Ferrandez ou Furari de Jirô Taniguchi.

 

Egonschiele.jpg  Ensilence.jpg

 

Dans la famille Série, je vous parlerais volontiers d'Alix Sénator. C'était un pari osé. Nous sommes toujours très respectueux du travail de Jacques Martin, et ses ayant-droits ont été consultés  pour ce projet impulser par Valérie Mangin et Denis Bajram. C'est une prise de risque de faire vieillir un personnage récurrent et de modifier son apparence, mais au final, le livre s'articule bien avec la série d'origine. Troisième catégorie, les découvertes. Dans cette catégorie je placerais les albums que j'ai déjà évoqué ; le Egon Schiele et En Silence. Ce sont des prises de risque  avec de jeunes auteurs. Il y a également L'épouvantail de Cotte et Stromboni.C'est une adaptation d'un livre de Ronald Hugh Morrieson, un auteur Néo-zélandais , dans notre très belle collection Rivages / Casterman / Noir, de même que pour conclure,  le très beau Les amis de Pancho Vila de James Carlos Blake et Léonardo Chemineau. Mais j'en oublie certainement ! 

 

Quelles sont les perspectives 2013 pour Casterman dans le contexte de morosité économique ?

 

On subit un peu le contexte économique, très morose. Toutefois, le livre a beaucoup d'atouts. C'est tout d'abord un marché d'offre : on suscite l'envie. De plus, le livre et c'est flagrant dans cette période de fêtes, est un cadeau évident. On achète encore beaucoup de livres pour les offrir et c'est le cas de la Bande Dessinée.  Enfin, un éditeur comme Casterman travaille sur le long terme. Si on a une ligne éditoriale claire et un public fidèle, on souffre moins de la  conjoncture.

Ma principale inquiétude est de voir beaucoup de libraires souffir de la crise.  Ils sont un maillon essentiel, que nous soutenons à chaque fois que c'est possible.  Notre diffuseur, Flammarion, a ainsi mis en oeuvre une politique commerciale dynamique dans cet objectif. 

 

Stalag.jpg  la-douce.jpg

 

Est-ce que les libraires souffrent de l'émergence du numérique et est-ce que le numérique est un adversaire du livre ?

 

Je ne pense pas que le numérique supplantera le livre-papier, je crois que plutôt que le numérique est aujourd'hui une offre complémentaire. Le lecteur s'approprie le livre en tant qu'objet. Il y a une vraie valeur d'appropriation dans le livre. Il y a un caractère patrimonial dans cette appropriation. Il constitue même certainement une opportunité : celle de recruter de nouveaux lecteurs de bande dessinée, certainement parmi les plus jeunes, très habitués à la lecture sur tous les types d'écran. 

 

Quels sont les best-sellers de 2012 chez Casterman ?

 

Vous serez peut être surpris en apprenant que Tintin reste une série qui se vend encore très bien.  C'est tout simplement, pour la deuxième année consécutive, la meilleure vente de série du marché de la bande dessinée ! Les nouvelles générations s'emparent de cette série "patrimoniale". Lorsqu'une famille « éclate » les livres restent chez les parents et les enfants devenus adultes les rachètent pour eux, pour leurs nouveaux foyers. Le film de Spielberg de l'année dernière a été aussi prescripteur du livre. La jeune génération a découvert ou redécouvert Tintin et a acheté  les albums.

 

Comment se situe Casterman par rapport à ses concurrents ?


Casterman accroît ses parts de marché. La situation a été difficile, il y a une dizaine d'années. Mais nous sommes de nouveau sur la bonne voie depuis quelques années. La situation s'est d'abord stabilisée et depuis trois années cela va très bien.

 

Quelles seront les sorties en 2013 ?

 

Je peux d'ores et déjà vous annoncer quelques sorties...Un nouveau livre de Geluck. Un Bilal qui s'appellera la couleur de l'air. Lastman de Balak, Sanlaville et Bastien Vives en mars dans la collection KSTR. Uropa de Bernard Islaire qui a rejoint Casterman. Universal War 2 de Bajram qui nous a rejoint également. Une série appelée Whaligoë de Yann et Virginie Augustin.  Et il y aura d'autres grosses suprises !  


Enfin quel est l'album 2012 paru chez Casterman qui vous aura marqué en tant que Directeur Marketing ?

 

C'est une très bonne question...Je retiens à titre personnel Les derniers jours de Stefan Zweig de Laurent Seksik et Guillaume Sorel. C'est un album qui a été très bien reçu par le public. Il a été également bien reçu par la critique.  Et pourtant, le pari était osé ! Il a été réussi, parce que les auteurs ont dépassé la simple adaptation d'un magnifique roman, pour créer une oeuvre complètement nouvelle, autour d'un très beau sujet. C'était à la fois très difficile et très risqué. Cela tient à de l'alchimie.

 

 

Merci beaucoup Jean Philippe Thivet de nous avoir donné de votre temps. A bientôt et Bonnes Fêtes de fin d'année à vous et à Casterman.

 

epouvantail.jpg  Alix-Senator.jpg

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 23:04

Le synopsis de Dargaud :

 

«Ce nouveau tome ne déroge pas à la règle. Le Concombre, grand maître de l'univers, est en effet submergé par les problèmes qui ont tendance à se multiplier si l'on s'en occupe. Il va donc devoir prendre position, réparer l'usine à gaz et livrer la vérité ultime, ce qui fait du Bain de minuit un ouvrage au moins aussi indispensable que le Da Vinci Code. »

 

Mandryka-2.jpg

 

 

Tout ceux qui ont lu Pif Gadget connaissent le Concombre Masqué. Le Vieux Fumetti en fait parti.

C'est normal direz vous. C'est vrai surenchérira-t-il. Bon !!! Revenons au livre. A première vue, il ne sert à rien. C'est complètement barré. Le dessin... Bon !! Il y a des « machines de guerre » actuelles qui nous sortent des BD mieux torchées que celle-ci graphiquement parlant. Cela ne les rend pas pour cela plus lisibles. C'est vrai...Il y a des BD qui sont esthétiquement parfaites mais dont Fumetti ne parlera jamais. Elles sont totalement dénuées d'émotion et d'intérêt. Il y a des BD que l'on parcourra une fois par politesse et que l'on abandonnera définitivement. Celle-ci c'est une Mandryka. Une Nikita Mandryka. C'est quand même le type qui a créé avec Gotlib et Brétécher L'Echo des savanes. Il a dessiné pour Pif Gadget et pour Pilote. Il a été Rédacteur en chef de Charlie mensuel. Et il a reçu le prix du patrimoine 2005 à Angoulême. Donc...Son livre est bon et est recommandé par Oncle Fumetti. C'est tout pour aujourd'hui. Faut se calmer quoi...

 

Nikita Mandryka est né en 1940 à Bizerte. Il est d'origine russe. Il passe son enfance en Tunisie avant de venir faire une partie de ses études en France. Il entre notamment à l'institut des Hautes Etudes cinématographiques. Il dessine pour Vaillant, Pif Gadget, Pilote, l'Echo des Savanes, Charlie...Métal Hurlant aussi, et Fluide Glacial. Puis il reprend pour Dupuis les aventures de son personnage favori ; Le Concombre Masqué.

 

Mandryka.jpg 


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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 06:36

Le synopsis de 12bis :

 

« Le 8 mai 1945, les armes se taisent enfin en Europe. Ce même jour, douze Français sont capturés à Berlin par les forces américaines en Bavière et livrés à la 2ème division blindée, également présente dans ce secteur de l'Allemagne. Ces douze hommes portent l'uniforme allemand...Parmi eux se trouve François Morliguen, témoin de l'apothéose militaire d'une guerre qui fit près de 50 millions de morts... Témoin de la chute d'une ville, Berlin, d'un régime, de la terrible soif de vengeance de l'armée rouge...Car oui, le 8 mai, les armes se sont tues en Europe, mais ce fut seulement en fin de journée, à Bad Reichenhall. »

 

Westfront.jpg

 

Le 29 novembre dernier est sorti un magnifique album de Fabrice Le Henanff, Westfront chez 12bis. Il est passé un peu inaperçu. Oncle Fumetti a eu envie de revenir sur cet album "croisé" chez un de ses libraires favoris. Ce livre est superbe à bien des points de vue. En premier lieu, le travail sur le graphisme.. L'auteur au dessin comme au scénario, nous livre un travail très propre, de haut vol avec des planches quasiment aquarellisées. On pourrait imaginer que le travail initial tient plus de peintures que de dessins. C'est très beau esthétiquement. Les couleurs s'imposent d'elles-mêmes tant le travail sur les tenues des soldats est évidemment réaliste. On s'y croirait et c'est là qu'il faut aborder le deuxième point ; la véracité historique. L'auteur s'est livré à un travail de recherches incroyable. C'est quasiment du reportage. Les lieux, la ville de Berlin, la chronologie est parfaite, la narration des faits aussi. Alors certes, certains personnages ont le faciès d'acteurs américains comme Lee Marwin ou Charle Bronson mais ce n'est pas très grave. Ce scénario basé sur l'histoire est excellent et comme le dessin...presque l'illustration est superbe, c'est un bel album que l'on parcourt. C'est intéressant et beau. Que demander de plus. A noter un autre livre du même acabit de cet auteur, et déjà en solo, Ostfront. A découvrir absolument. 

 

Fabrice Le Henanff est breton. Il a fait ses études à Rennes en Arts Plastiques. Il est l'auteur de plusieurs livres ; la série basée sur Henry Howard Holmes (2 albums) chez Glénat et écrite par Henri Fabuel et aussi des One Shots comme  les caméléons avec le même partenaire.

 

Westfront4.jpg

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 16:13

Le synopsis de Urban Comics :

 

« L'oeuvre de Jack KIRBY, le « Roi des Comics », a révolutionné l'industrie de la bande dessinée américaine. De sa collaboration avec Joe Simon, durant la Seconde Guerre mondiale, jusqu'à la saga du Quatrième Monde, dans les années 70, en passant par les Challengers de l'Inconnu, le Démon ou OMAC, ses créations ont tenu en haleine des générations de lecteurs et inspiré une multitude d'auteurs. Retrouvez le meilleur de ses séries DC dans cette anthologie inédite ! »

 

Jack-kirby.jpg

 

Jack Kirby...Oncle Fumetti en a toujours été fan. Au delà des Strange et autres parutions de Lug. Et même en lisant les originaux américains, le Vieux a toujours été un fervent admirateur de ce dessinateur et scénariste hors du commun. Ce style si imité et pourtant si inimitable est devenu un classique. Plus encore, que serait le scénario de BD sans les avancées de cet auteur si imaginatif. Ne le surnommons nous pas le Roi !!! Rappelons nous bien qu’à son époque pas de palette graphique, pas d’ordinateur. Juste la mine de plomb, l’encre et des heures d’essais et de griffonnages. Tout cela pour donner ses lettres de noblesse à une forme d’expression artistique que l’on regardait encore, à l’époque, avec condescendance.


Revenons à ce livre. C’est une grande et belle idée. Certes, ce n’est pas du neuf. Nous avons tous lus, nous les afficionados, les planches de ce génie. Le trait est connu. La couleur si désuète et charmante n’est plus une découverte. Mais quel plaisir que de tourner ces pages, 336 quand même, de ce bel album au format 18,5 x 28,2. On y trouve quatre parties et des histoires qui s’étalent des années 40 aux années 70. Le Maître est au dessin ou au scénario. On replonge en enfance mais pas que...Le Vieux Fumetti a croisé au fil de la lecture des planches nouvelles qui enrichissent son imaginaire. Et c’est bien. Ce serait un excellent cadeau pour Noël. Je vous renvoie à la chronique de Fumetti en avril 2011 sur « The King of Comics. »

 

jack_kirby_birthday.jpg   jack-kirby_face_front_avengers.jpg

 


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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 16:43

Merci à tous mes lecteurs. C fun.

 

Oncle Fumetti.

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 08:03

Jean Torton ou Jéronaton est né en Belgique à Ghlin en 1942. Il se découvre très tôt du talent pour le dessin. Il était naturel qu'il rejoigne la fameuse école...L'Institut Saint Luc. Il rencontre Hergé a qui il propose des dessins. Celui-ci l'engage dans son studio. Il y cotoye Jacques Martin, Bob de Moor, Edgar P. Jacobs ou Roger Leloup. Il est recommandé au rédacteur en chef de Tintin par Hergé. Il travaille pour le Journal belge Le Soir. Il y dessine des bandes dessinées. Il change de média et réalise les décors pour des dessins animés : Astérix et Cléopâtre et le temple du soleil. En 1971 il retourne chez Tintin et livre un travail qui marquera le début d'un autre métier.

 

jeronaton2  jéronaton7

 

Il fournit donc une œuvre sur la conquête de l'Amérique du Sud par les conquistadors ; Conquista des amériques avec deux albums  L’Histoire de Popocatepetl et Les Conquérants du Mexique . Il ne sait pas qu'il deviendra une des références dans ce domaine. Il scénarise seul puis avec Jean Luc Vernal. Parallèlement il devient ponctuellement le coloriste de Funcken. Il collabore avec Métal Hurlant également.

 

Jeronaton.jpg Jeronaton4.jpg

 

Il change de nom pour devenir Jéronaton qui est un anagramme de son vrai nom. Il débute ainsi une carrière de peintre et d'historien-ethnologue des civilisations aztèques et mayas ou incas. Il prête son talent à la réalisation d'oeuvres très proches de l'illustration et du travail d'historien. Il nous livre Champakou ou l'Oeuf du Monde chez les Humanoïdes Associés. Il collabore avec Casterman à des albums dans la série « Les voyages d'Alix » avec : Les Mayas en deux parties, les Aztèques et les Incas. Il propose aussi deux albums dans la série «Alix raconte » sur Alexandre Le Grand ou Néron pour lequel il est coloriste. Il travaille aussi sur une série sur la Bible en dix volumes ou sur les évangiles. Son trait classique et superbe se prête bien à ces travaux historiques. Il est un des derniers grands anciens de la ligne claire. On le rencontre souvent au festival de BD de Crespières dans les Yvelines. Il se prête avec gentillesse et talent aux demandes de dessins de ses fans. Il doit d'ailleurs un dessin à Oncle Fumetti... ;-)

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 06:56

Fin octobre est paru chez Glénat, Josse Beauregardune bande dessinée scénarisée par Thomas Mosdi et mise en image par le dessinateur italien Majo.Nous avons souhaité aller à la rencontre de ce dernier. Il répond à nos questions et nous donne accès à des crayonnés et aux planches publiées.

 

josse   

 

 

Bonjour Majo, Nous vous connaissons peu ou pas assez en France. Présentez vous, s'il vous plaît ?

 

Je travaille dans la BD depuis 22 ans. J'ai publié pour la première fois en 1991, j'étais un des dessinateurs et cofondateurs de la série "Full Moon Project", mêlant horreur et paranormal. Avec les mêmes collègues, j'ai créé le titre de SF "Hammer", publié par Star Comics. Chez le même éditeur, j'ai fait partie de l'équipe de "Lazarus Ledd". J'ai commencé chez Bonelli en 1997, en intégrant le team de "Dampyr". C'est comme ça que Camilla Marmonnier, mon agent, m'a repéré et nous avons commencé ensemble l'aventure en France, chez Soleil, par 2 épisodes de "Lost Atlantide" et "Atlantide Experiment", scénarisés par Thomas Mosdi.

 

Parlez nous de Dampyr qui est très connu en Italie et moins en France...Comment est né ce projet ?

 

J'ai intégré l'équipe de "Dampyr" par pur hasard ! Je me suis pointé chez Bonelli, j'ai fait des essais sur "Tex"et "Zagor", mais mon style n'était pas adapté à ces personnages. Le scénariste Mauro Boselli était en train de créer avec Maurizio Colombo cette nouvelle série et me proposa d'en esquisser le personnage principal. Celui-ci, Dampyr, devait rappeler l'acteur Ralph Fiennes dans le rôle de Lenny Nero dans le film de K. Bigelow "Strange Days". Mon travail plût aux scénaristes et je m'occupai donc du premier numéro, qui parut début 2000. Depuis, j'ai dessiné le numéro 13 n° et j'en ai un autre en préparation.

 

Josse-beauregard-Majo_bassa.jpg    Josse Beauregard 2

 

Pourquoi travailler en France ? Est-ce un choix économique ou plutôt artistique ?


J'ai voulu essayer la France parce que j'avais envie de nouvelles expériences, de nouvelles techniques, de nouvelles façons de travailler, de voir mon dessin colorisé... Je voulais un milieu stimulant, prolifique, concurrentiel. Mon but était celui de me proposer en tant qu'auteur complet, mais mon engagement très prenant avec Dampyr m'en empêcha. J'ai constaté par la suite que je suis trop lent pour faire trop de choses à la fois, et j'ai dû me confronter à un nouveau marché. J'attendrai donc un moment plus favorable, là c'était trop tôt.

 

Comment est née la collaboration avec Thomas Mosdi ?

 

J'ai choisi de suivre Thomas Mosdi, après notre connaissance sur la série Soleil, parce que "Josse Beauregard" est une série historique ! J'adore les histoires qui se déroulent dans la passé, qu'elles soient en costumes ou d'aventure. Si vous regardez bien, mes histoires chez Dampyr sont bourrés de flash-back historiques.

 

Quel est votre rythme de travail ?

 

Je suis lent, je ne peux pas faire plus de 7 maximum 8 pages par mois. Je passe énormément de temps sur la documentation historique, j'étudie dans les détails l'iconographie de l'époque, l'architecture, etc.. Pour les personnages secondaires, je fais des études à partir de personnes réelles. Je passe du temps aussi sur la reconstruction des ambiances, souvent aidé par les photos.

   Josse Beauregard 3

josse beauregard 4

Quelles sont les techniques utilisées ?

Vous remarquerez que sur Josse, je n'encre plus. "Atlantide Experiment" a été mon premier travail destiné à la couleur après de longues années de noir et blanc. J'ai donc dû enlever des marques, des signes, "nettoyer". Déjà dans le deuxième volume, on pouvait remarquer que j'étais beaucoup plus sûr de moi sur cette voie. Pour Josse, grâce aussi au genre de l'aventura, j'ai complètement changé de méthode. Pour évoquer le passé, j'ai choisi un trait imprécis, ensuite je peaufine énormément avec un crayon aiguisé, ensuite je le convertis à l'aide de Photoshopet là je le passe en n&b.

Merci à Camilla Marmonnier pour sa collaboration.  NEW BLOG :  http://agencebd.blogspot.fr/
Josse-beauregars-Story-Board.jpg

 


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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:27

Le synopsis de Dargaud :

 

« Avec ce 1er tome, Le Trône de fer, George R.R. Martin et Daniel Abraham nous proposent l'adaptation en BD de A Game of Thrones, le plus grand succès de la fantasy depuis ces quinze dernières années !

A Game of Thrones, résumé du tome 1 « Le Trône de fer ». Sur le continent de Westeros, dans un monde médiéval où la magie et les créatures légendaires auraient disparu, les familles Baratheon, Stark et Targaryen s'engagent dans une lutte sans merci pour le trône. Dans la province du Nord, des signes annoncent l'arrivée de l'hiver tant redouté, et, pire, il semble que des monstres légendaires se réveillent... Le Trône de fer est le 1er volet de l'adaptation en bande dessinée de A Game of Thrones, un roman et une série télé de medieval fantasy au succès mondial ! »

 

Game-of-thrones-couverture.jpg

 

 

Et voici le Trône de fer volume 1, l'oeuvre de George Martin adaptée en bande dessinée. On connaît majoritairement cette œuvre (A song of Ice and Fire), déjà mise en image par HBO. Elle fait l'objet de multiples adaptations entre jeu vidéo ou jeu de plateau. Etait-il utile de l'adapter en Bande Dessinée ? On pouvait en effet, se poser la question à bon escient. Le Vieux Fumetti trouve que oui. C'est une vraie nouvelle passerelle vers l'oeuvre initiale. Après chacun en fonction du graphisme, de la mise en page et du format trouvera à dire et à redire mais les travaux sur l'adaptation des livres et les dessins sont bons. Certaines personnes trouveront plus faciles de se contenter du roman ou de l'adaptation filmée voire du jeu vidéo. C'est une question de choix..et de faciliter. Il est en effet pas toujours aisé de faire basculer son imaginaire vers celui d'un romancier, d'un cinéaste ou d'un dessinateur et d'accepter de se remettre en cause ainsi. Il n'en reste pas moins vrai que ce travail est de bonne facture. L'avantage du dessin c'est qu'il permet d'accentuer les traits de caractère et les aspects physiques sont retravaillés et sont peut être plus proches du livre que ne le sont ceux de la série. C'est dû à la plus grande liberté que donne le dessin par rapport à l'image. Cela reste un travail intéressant et à se procurer si on est un fan. C'est sorti.

 

Georges R.R. Martin est l'auteur de romans. Il est un habitué des best-sellers notamment sa série fantasy «Le Trône de Fer ». Il est scénariste et producteur. Il a travaillé sur « La Cinquième Dimension ».

 

Daniel Abraham (photo du haut) est un scénariste plusieurs fois primé. Il est un habitué des collaborations avec Georges R.R. Abraham.

 

Tommy Patterson (photo du bas) est un dessinateur chevronné. Il a illustré Farscape, The Warriors ainsi que Tales from Wonderland.

 

game of throne tommy patterson    game of throne daniel abraham

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 10:02

festival_de_la_bd_d_ajaccio_7_8_9_decembre_2012_full_actu.jpg

 

Les 7,  8 et 9 décembre les fans corses de BD et les autres auront le plaisir de rencontrer un vrai beau plateau

de créateurs sur trois jours au Palais des Congrés...Excusez du peu  !!! Mitton, Alexe, Bertocchini, Al Coutelis, De Groot, Plisson et Pompetti..mais pas que !!! Un joli week end en perspective sur l'Île de Beauté et la belle ville d'Ajaccio.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:23

Le synopsis de Glénat :

 

«Non, Picsou n’a pas toujours été un vieux canard pingre au coffre empli de dollars… De 1877 à 1947, du manoir McPicsou aux filons d’or du Klondike, en passant par le pont d’un bateau ou par les bras de Goldie O’Gilt, Picsou a embrassé le passage du XIXe au XXe siècle en vivant des aventures dignes d’un Hemingway ou d’un Jack London ! Cette biographie du personnage créé par Carl Barks a été construite à partir d’informations distillées au fil des histoires du grand maître. En résulte un concentré d’aventures extrêmement riches, drôles et vite devenues cultes, qui valurent à leur auteur un Eisner Awards en 1995.»

 

 

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Oui le monde de Disney est fait bien parti du 9ème Art. Oui Oncle Piscou est un héros de BD. Il suffit de regarder l'intégrale Don Rosa publiée par Glénat pour s'en convaincre. Le premier tome sort le 5 décembre. Aujourd'hui !!!!! Lorsque l'on parcourt cette intégrale de Don Rosa, le premier tome, on est surpris de la modernité du personnage. Le travail de Don Rosa est excellent. Il date des années 90. Il obtient à Eisner en 1995 pour cette œuvre. Don Rosa a souhaité donner une jeunesse à Piscou et il a pris soin d'étudier l'oeuvre de Carl Barks en fan et en professionnel. Il l'a synthétisé pour construire cette œuvre. Il n'y a rien de ringard à lire ce travail sur ce personnage emblématique de l' univers de Disney et du Grand Barks. Beaucoup contempleront cette ouvrage avec...condescendance. C'est une erreur. C'est bien dessiné. C'est construit. Quelle intelligentsia bien pensante aura l'aplomb de dire le contraire. Alors certes peu d'inventivité dans le découpage des planches. Pas de révolution mais c'est bien conçu. C'est scénarisé et plaisant à lire. Il y a un ancrage dans le monde réel qui densifie les histoires. A l'ère du dessin sur ordinateur, qui parfois, dans sa froide perfection nuit à la sensibilité des travaux, ces planches intégralement dessinées à la main sont charmantes et replongent les lecteurs dans leur enfance et donnent accès aux plus jeunes lecteurs à une autre orientation du 9ème art. Et si la simplicité et le dessin intégral à la main était la vraie voie du 9ème Art. Et si on revenait à un travail « old school » et aux basiques. De la vraie BD. A découvrir et sûrement plus que cela. Cela agrémentera avec efficacité les meilleures collections de fans.

 

Ken Don Hugo Rosa dit Don Rosaest né en 1951 dans le Kentucky. Il est un ingénieur. Il est aussi dessinateur de comics. Il est un spécialiste de Donald Duck et de Donaldville. Il s'attache plus particulièrement à l'Oncle Picsou. Du fait de son talent et de sa connaissance de cet univers .Don Rosa apparaît comme le digne successeur de Carl Barks, le « père » de Balthazar Picsou. Don Rosa crée ainsi des histoires qui font référence aux histoires du Maître. Pour preuve de son admiration et de son respect, Don Rosa cache systématiquement dans la première image de ses histoires l'acronyme D.U.CK. qui signifie Dedicated to Unca Carl from Keno.

 

Carl Barks est américain et est né en 1901 dans l'Oregon. Dès 1931 il vend ses dessins. En 1935 il apprend que Disney cherche des dessinateurs. Il entre dans la grand maison une année après la naissance de Donald Duck en 1934, personnage auquel il est très attaché. Il quitte Disney en 1942 suite à un différend. Il continue à dessiner autour de Donald. C'est lui qui crée Uncle Scrooge (Oncle Piscou) en 1947. Il invente aussi Géo Trouvetout ou la sorcière Miss Tick. Pendant trois décennies, Carl Barks ne cesse d'écrire et de dessiner autour du canard Donald. Retraité en 66 Il obtient l'autorisation exceptionnelle de Disney de peindre des tableaux à l'huile représentant ses personnages. Il décède à 99 ans le 25 août 2000 d'une leucémie.

 

    Un-auteur-a-la-loupe-Keno-Don-Rosa    Carl Barks

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