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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 09:31

 

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C’est juste avant la parution de « Scotland Yard 2 » qui sort demain et qu’il propose en collaboration avec Dobbs chez Soleil Productions que Stéphane Perger a accepté de répondre aux questions d’ Oncle Fumetti.

 

Bonjour Stéphane Perger. Pour commencer, qui êtes-vous ?


Bonjour, alors soit je vais trop en dire, soit pas assez. Je suis quelqu'un qui dessine, qui aime raconter des choses en images… quoiqu'assez banal pour un auteur de BD.


Comment êtes- vous venu à la BD ? Est-ce à la base une vocation dès l’enfance ou la maturation plus lente de l’envie d’un jeune adulte qui découvre un milieu etc… ? Quel style de BD lisiez- vous dans l’enfance ?


Oui, une vocation qui démarre dès le plus jeune âge… avec Strange, Titans et autres publications super-héroïques des années 80. J'ai envie de dessiner la même chose que ce que je vois dans les imprimés. Ensuite, il y a eu la découverte de la BD européenne (par cela j'entends Metal Hurlant, les auteurs des humanos ou "À Suivre…").

 

Stéphane Perger-Strasbulles 2009

 

Vous avez collaboré avec Jade et 6 Pieds sous terre. Qu’est ce qui fait qu’un jeune Stéphanois formé à Strasbourg, collabore si tôt dans la carrière avec cet éditeur montpelliérain ? Pourquoi cette maison atypique et avant-gardiste ?


En fait, j'étais un fan du magazine Jade, J'aimais ce côté « indé » et un peu cradingue, où des tas de choses étaient possibles. J'étais plus en phase avec eux qu'avec une autre édition à cette époque. J'ai donc envoyé des dessins, différentes choses, et ils m'ont permis de mettre le pied à l'étrier avec la réalisation d'un album du poulpe et des publications dans Jade.

Parlons de Sir Arthur Benton ? Cette œuvre est due à une rencontre avec Tarek non ?


Tout à fait, il m'a appelé, c'était en 2004, il était voisin avec un bon ami à moi (Laurent Astier) qui lui a donné mon contact. J'étais graphiste à l'époque, j'ai été emballé et j'ai signé assez rapidement avec Emmanuel Proust, et c'était parti.

Ce travail  a été extrêmement primé. Comment gère-t-on cette reconnaissance ? Comment et pourquoi avoir tourné cette page et confié ce travail à un autre ?


Aah… Ben je sais pas, je me rends pas vraiment compte à vrai dire. Ça s'est fait petit à petit, à force de dédicaces, de bouche à oreille, une expo au Mémorial de Caen, on a bossé, je pense que ça a porté ses fruits, ce n'est pas toujours le cas. 
Pour l'histoire, j'avais signé pour 3 tomes, ensuite j'ai enquillé sur un projet qui me tenait à cœur (Sequana), du coup, quand Tarek m'a demandé de faire le cycle 2, mon esprit et mes envies étaient déjà ailleurs, Tarek voulait battre le fer encore chaud, donc Vincent (Pompetti) a repris l'affaire 
.

Aujourd'hui les livres sont indisponibles, du fait de l'éditeur et de sa gestion, c'est un sacré bâton dans les roues après tant d'années de présence.


Vous avez fait un passage par « la case Marvel » en 2012. Cela fait quoi de travailler sur Vision avec cette maison mythique et très américaine ?


En fait je travaille pour eux depuis 2010 et ce n'est pas spécialement terminé.

 C'est assez gratifiant personnellement et professionnellement ! Pour quelqu'un qui a commencé à lire de la bande dessinée avec eux, c'est vraiment génial !


 

SY2detail03

 

 

Votre actualité, c’est la sortie du deuxième album de Scotland Yard chez Soleil Productions cette semaine. Parlez- nous du livre et de ce projet. Comment collabore-t-on avec Dobbs ? Vous vous êtes choisis, mutuellement ? Combien pensez-vous faire d’albums ?


Alors, c'est Dobbs qui m'a contacté, accompagné de Jean-Luc Istin. C'est le second et dernier tome de la série Scotland Yard qui sort ce mois-ci, il n'y a pas de suite prévue. La collaboration a été la même qu'avec les scénaristes précédents, plutôt bon enfant.
 Je travaille généralement à partir du scénario complet, j'envoie un story-board au scénariste et nous travaillons en ping-pong jusqu'au résultat final.

 Comment travaillez-vous ? Avec quel moyen technique ? Etes-vous plus mine de plomb ou Photoshop ? Quel est votre rythme de travail ? Combien de temps vous faut-il pour boucler un album ?

Je travaille en couleur directe, crayon + encres de couleur. Je mets généralement 8 à 9 mois pour un album.

Quels ont été vos inspirateurs dans le dessin puisque vous êtes dessinateur ?


 La question-colle...Beaucoup trop pour être cités…Chauzy, Mignola, JH Williams III, Scott Hampton, Sergio Toppi, Jon J Muth, Will Eisner enfin, des tas…

Pour finir quels sont vos projets futurs ?


Je réalise en ce moment un one-shot pour Delcourt avec Gihef (Enchainés - Vent d'Ouest), pas plus d'infos pour l'instant 
. Je fais aussi des couvertures de Comics pour les éditions New-Yorkaises Valiant.

 

 

Merci beaucoup Stéphane Perger pour  vos réponses et à bientôt.

 

SY2detail09

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Published by Oncle Fumetti - dans BD